«La BCE devrait à nouveau agir dès le mois de mars»
- L’Agefi : La BCE va-t-elle à nouveau agir dès le mois de mars ?
- Thierry Sarles : Elle devrait le faire. Sa dernière intervention remonte au mois de novembre dernier quand elle avait baissé son taux de refinancement à 0,25%, action expliquée principalement par une baisse trop forte du taux d’inflation IPCH le mois précédent. Le discours qui a suivi a pointé deux risques, le premier concernant une volatilité non souhaitée sur le marché monétaire, le second, un nouveau décrochage des anticipations d’inflation ou de l’inflation elle-même. Or, en janvier, l’inflation est encore sortie sous les attentes, en baisse, et l’Eonia a fixé plusieurs jours au-dessus du niveau du refi, ce qui est inhabituel. Ainsi, des anticipations s’étaient cristallisées sur la réunion de février, mais la BCE agira plus facilement à l’aide des nouvelles prévisions macroéconomiques données en mars.
- Quel effet sur les spreads peut-on attendre d’un éventuel assouplissement ?
- Deux solutions sont possibles. La première consisterait pour la BCE à abaisser son taux de refinancement à nouveau, de 10 à 15 pb, en faisant passer ou pas le taux de la facilité de dépôt en territoire négatif. Ceci contribuerait à faire baisser encore plus tous les taux, rendant encore plus attractifs les titres périphériques. La seconde solution serait de rajouter de la liquidité dans le marché, soit en abaissant le taux de réserve obligatoire, soit en arrêtant de stériliser les titres détenus dans le cadre du SMP, ce qui serait anticipé comme une entrée dans le «quantitative easing» - et la Bundesbank vient de lever son opposition. Cette solution provoquerait un appel d’air sur les dettes périphériques, faisant baisser vraisemblablement encore plus les spreads que dans la première solution.
{"title":"","image":"80736»,"legend":"Panel Taux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les banques privées françaises bouclent un premier trimestre sous pression
Au premier trimestre, Indosuez Wealth Management et BNP Paribas Wealth Management ont publié des collectes nettes positives, mais en forte baisse par rapport au dernier trimestre 2025. De son côté, la banque privée de la Société Générale a multiplié sa collecte par quatre. -
Le private equity français confirme un début d’année morose
Les investissements ont chuté de 67% au premier trimestre 2026. A 10,9 milliards d'euros, ils touchent leur plus bas niveaux depuis 2021. -
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
Les fonds cotés captent près de 38 milliards d’euros, dont deux tiers vers les ETF actions. La cote américaine en bénéficie, au détriment des valeurs européennes. -
SBI et State Street lancent une joint-venture pour transformer l’épargne japonaise
La nouvelle entité, majoritairement détenue par SBI, proposera des fonds à faibles coûts et des ETF concurrençant notamment le fonds eMAXIS Slim All Country, dont les frais sont inférieurs à 0,06 %. -
Invesco renforce sa distribution d’ETF en Suisse
La société de gestion dévoile l’arrivée d’un directeur senior de clientèle ETF pour la Suisse. -
Neuberger Berman lance un fonds actions émergentes
La stratégie est confiée à deux anciens gérants de Schroders.
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- iShares lance quatre ETF en lien avec le mouvement de démondialisation
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- Nordea AM remporte un mandat de près de 1 milliard d’euros auprès d’ABN Amro IS
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
Contenu de nos partenaires
-
Après-venteMarco Rubio à Rome pour réparer les dégâts de Donald Trump
Le président américain a menacé de retirer des troupes américaines d’Italie, provoquant une réaction irritée du gouvernement italien -
Au-delà du Rhin« Merz ne pouvait pas satisfaire toutes les attentes françaises »
Le partenariat entre Paris et Berlin a repris des couleurs depuis l'arrivée au pouvoir du chancelier Merz en mai 2025. Mais des blocages persistent, à l'instar du projet de chasseur SCAF -
Seul en son royaume« Il nous enterrera tous » : Jean-Luc Mélenchon, lui candidat et personne d’autre
Les sabras de la mélenchonie ont intégré la règle depuis longtemps : le droit du chef à se présenter tous les cinq ans ne se discute pas à La France insoumise, sa succession est un tabou qu’il ne vaut mieux pas briser