La Banque Privée Européenne étoffe ses offres pour fidéliser sa clientèle haut de gamme
D’ici fin mars, la filiale du groupe Arkéa devrait lancer une assurance multirisque habitation ainsi qu’un contrat dépendance, en partenariat avec Suravenir
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Thomas Carlat
Pour la Banque Privée Européenne (BPE), 2008 est placée sous le signe de la diversification. La filiale du groupe Crédit Mutuel Arkéa, dédiée au client à « haut patrimoine », travaille en effet à l’élargissement de sa gamme de produits et de services, en cherchant notamment à investir de nouveaux marchés. Ainsi, la banque propose depuis le 1er janvier une nouvelle offre de prêt personnel. Réservé à ses clients propriétaires d’un bien immobilier, ce crédit permet d’obtenir un financement équivalent à 70 % de la valeur du bien concerné. Accordé pour des montants allant de 15.000 à 750.000 euros, il bénéficie d’une caution garantie par L’Equité, une filiale du groupe Generali. « L’objectif est de rendre liquide un patrimoine immobilier sans recourir à une hypothèque », a expliqué Etienne-Marie Airiau, directeur général de la Banque Privée Européenne.
Cette offre n’est que la première d’une longue série de nouveaux produits qui seront lancés d’ici à fin mars. La banque envisage en effet de rentrer dans le marché de l’assurance de biens avec deux nouvelles offres : une assurance multirisque habitation (MRH), élaborée en partenariat avec Suravenir, et une garantie sur les loyers impayés, conçue avec le courtier en assurance Novélia. « En 2007, nous avons réalisé 448 millions d’euros de crédit immobilier, a souligné Etienne-Marie Airiau. Nous souhaitons dorénavant y associer ces deux nouvelles offres. »
En parallèle, la BPE souhaite renforcer son offre en matière de prévoyance. Dans les prochains mois, elle compte donc proposer un contrat dépendance, toujours en partenariat avec Suravenir, ainsi qu’une garantie sur les accidents de la vie (GAV).
Pas question pour autant de voir dans cet élargissement de sa gamme de produits une volonté d’aller conquérir de nouveaux segments de clientèle. « Nous cherchons à offrir davantage de services à nos clients afin de mieux les fidéliser, tout en conservant notre positionnement sur une clientèle aisée, a expliqué Etienne-Marie Airiau. Notre stratégie n’est pas de descendre en gamme de clientèle. »
La banque espère bien ainsi accélérer son développement, après un exercice 2007 jugé comme une « bonne année sur le plan commercial ». Sous réserve d’être validé par son assemblée générale, elle devrait en effet publier un résultat net de 10,5 millions d’euros (9,3 millions en 2006), pour un produit net bancaire de 62 millions d’euros (54,3 millions en 2006).
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