La Banque du Japon reste à l'écart de la voie choisie par la Suisse
Les stratégistes jugent peu probable que la BoJ suive la BNS en fixant un plafond au yen. Les réserves de change du pays ont grossi en août
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Pour savoir ce qui l’attend, la Banque nationale de Suisse peut regarder du côté de Tokyo. Les réserves de change de l’Archipel ont bondi de 1.150 à 1.218 milliards de dollars entre fin juillet et fin août. La faute à l’intervention unilatérale de la Banque du Japon (BoJ) début août, qui a acheté pour 58 milliards de dollars de devises afin d’affaiblir le yen, poussé à la hausse par des flux spéculatifs. Le yen traitait hier autour de 77,20 pour un dollar, après avoir touché le record de 75,95 en séance le 19 août.
La Suisse, qui a fixé un plafond de 1,20 au franc face à l’euro et promis des achats illimités de devises, peut donc se préparer à une hausse massive de ses réserves de change. Mais les investisseurs s’interrogent surtout sur les effets collatéraux de cette initiative. Le Japon risque-t-il d’imiter la Suisse en établissement avec le dollar un «peg»? La BoJ s’est bornée hier à laisser en l’état sa politique monétaire, tandis que le ministre délégué aux Finances, Fumihiko Igarashi, a estimé qu’il ne fallait pas entrer dans une course avec d’autres pays pour dévaluer la devise.
«Nous n’envisageons pas que le Japon suive la Suisse en fixant un plancher au dollar/yen pour plusieurs raisons, juge pour sa part Lee Hardman, économiste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ. Le marché du yen est bien plus grand et plus difficile à manipuler, le yen n’est pas aussi surévalué que le franc, et en tant que membre du G7 soutenant des régimes de change flottants, le pays s’exposerait à la réprobation internationale». Pour BNP Paribas, «les raisons d’agir sont bien plus faibles qu’en Suisse, où un franc clairement surévalué risquait d’écraser l’économie».
L’attention se porte également sur la Suède et la Norvège. «Les devises scandinaves ont surperformé lors des deux dernières séances puisqu’elles font office de valeurs refuges alternatives après la décision de la BNS», expliquent les stratégistes change de BNP Paribas. Sur le mois de septembre, l’euro perd 2,5% et 2,2% respectivement contre les couronnes norvégienne et suédoise. Comme la banque centrale de Norvège en août, la Riksbank a passé hier son tour sur la voie du resserrement monétaire en maintenant son taux directeur à 2%. Un statu quo qu’elle a cependant justifié par les perspectives moins favorables de l’économie suédoise, et non par le souci de limiter les pressions haussières sur la devise.
Société Générale Private Banking lance SG IS Monaco, sa société de gestion de droit monégasque, annonce Emilie Chauvet, directrice générale adjointe de Société Générale Private Banking Monaco.
DWS vient de nommer Mauro Giangrande responsable Alternative Wealth Coverage pour la zone EMEA, rapporte Funds People Italia. Il s’agit d’un poste nouvellement créé, mis en place dans l’objectif d’accélérer la croissance de l’activité alternative de la société dans la région.
L’investissement du fonds de pension de Floride va à contre-courant de l’importante vague de retraits que connaît le marché du crédit américain depuis le début de l’année.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »