La Banque d’Angleterre reprendra ses rachats d’actifs d’ici quelques mois
Les craintes d’un autre ralentissement ont relancé les discussions sur un nouvel assouplissement quantitatif
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Violaine Le Gall
Les minutes de la dernière réunion de la Banque d’Angleterre ont confirmé la probabilité croissante d’une reprise des achats d’actifs outre-Manche. Déjà, lundi dernier, le rapport trimestriel de l’institut d'émission vantait les mérites de son premier programme de 200 milliards de livres lancé entre mars 2009 et janvier 2010, qui avait permis d’accroître le niveau réel du PIB de 1,5% à 2% sur la période.
Les 7 et 8 septembre dernier, les membres du comité de politique monétaire ont commencé à envisager une reprise de l’assouplissement quantitatif, révèlent les minutes publiées hier. La plupart des membres «pensent qu’il est de plus en plus probable que des rachats d’actifs supplémentaires deviendront nécessaires un jour pour assouplir les conditions monétaires», indique le compte rendu.
La Banque d’Angleterre se prépare ainsi à faire face au nouveau ralentissement de l’activité. Certes, le Royaume-Uni connaît encore une inflation élevée, mais les risques de baisse augmentent davantage, relèvent les minutes. Les membres du comité ont passé en revue plusieurs solutions comme l’allongement des maturités des actifs détenus dans le cadre de l’Asset Purchase Facility (APF) ou l’abaissement du taux directeur en dessous de 0,5%. Mais, dans la situation actuelle, «aucune de ces options ne semble préférable à une hausse des achats d’actifs si un nouvel assouplissement de la politique monétaire était nécessaire», indique le texte.
Reste à savoir quand la Banque d’Angleterre franchira le pas. Une annonce lors de la réunion d’octobre semble peu vraisemblable aux économistes qui tablent davantage sur une extension des rachats à l’occasion du comité du 10 novembre. La plupart des membres du comité de politique monétaire préfèrent en effet attendre de voir comment l’environnement évoluera dans les prochaines semaines. Les économistes de RBS s’attendent pour leur part à un mouvement début 2012. «Pour novembre, nous attendons qu’un ou deux membres supplémentaires votent avec Adam Posen en faveur d’une reprise de l’APF, mais les colombes seront encore en minorité à moins qu’ait lieu une détérioration substantielle des perspectives d’ici là», expliquent-ils.
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