La baisse du déficit externe américain peut soutenir le dollar à terme
Laurent Bilke, senior économiste chez Nomura
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Tân Le Quang
L’Agefi : La dynamique baissière du dollar va-t-elle perdurer à moyen terme ?
Laurent Bilke : Plusieurs facteurs vont commander l’évolution de l’euro par rapport au dollar, justifiant une certaine faiblesse du dollar à court terme ; et un rebond dans un second temps. D’abord, l’appétit pour le risque : la dépréciation du dollar a coïncidé récemment avec un regain d’appétit pour le risque, les investisseurs se détournant du dollar au profit de monnaies porteuses d’investissements plus risqués. Bien que ce phénomène devrait en principe plutôt concerner la relation entre le dollar et les monnaies des émergents, en pratique il a aussi eu son importance dans la relation entre l’euro et le dollar. Ensuite, on peut penser que la BCE normalisera ses opérations avant que la Fed n’amorce véritablement sa stratégie de sortie, celle de la BCE étant plus facile à mettre en œuvre. Le résultat serait un nouvel accès de faiblesse du dollar, temporairement, avant que la Fed n’emboite le pas. Au-delà, les fondamentaux peuvent venir soutenir le dollar, en particulier la baisse en cours du déficit externe américain qui est très rapide.
Quelles sont vos perspectives à 6 mois sur l’euro/livre ?
La faiblesse de la livre a des fondements structurels qui resteront présents sur cet horizon. L’économie britannique peine à sortir de la récession, le désendettement des ménages pénalisant la croissance. Le déficit budgétaire et la menace d’un abaissement de la note de l’Etat sont également des facteurs pénalisants pour la monnaie britannique. La livre ne va peut être pas baisser sous la parité avec l’euro, mais son appréciation n’est pas pour tout de suite.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances