Knight Capital envisage de céder ses activités de tenue de marché
Déficitaire à hauteur de 400 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année en raison d’un bug technologique qui a perturbé le marché, mais rentable de 2009 à 2011 (664 millions de dollars de bénéfice avant impôt), l’activité de tenue de marché (market making) de Knight Capital Group éveille les convoitises. Selon le Wall Street Journal (WSJ), la filiale serait dans le viseur d’au moins deux concurrents.
Les teneurs de marché automatisés Getco et Virtu Financial devraient ainsi déposer dans la semaine deux offres de reprise distinctes. Getco connaît déjà bien Knight puisque la société faisait partie des six investisseurs ayant acquis 400 millions de dollars d’obligations convertibles pour sauver le groupe de la faillite. Les autres investisseurs incluaient Blackstone, Stifel Nicolaus & Co, Ameritrade, Stephens et Jefferies. Si ces investisseurs convertissaient l’ensemble de ses titres, Getco détiendrait 15,6% de Knight.
Malgré ses déboires, l’activité de tenue de marché est très attrayante, notamment en raison de ses liens avec des courtiers en ligne. Knight est ainsi le premier opérateur d’ordres de bourse pour les sociétés de courtage en ligne américaines, rappelle le WSJ. La filiale de Knight détient les plates-formes Hotspot FX et BondPoint et fournit de la recherche et des services de gestion d’actifs. Le chiffre d’affaires de l’activité s'élevait à 704,5 millions de dollars en 2011, en hausse de 28%. Cela représentait la moitié du chiffre d’affaires global du groupe.
Hier, Thomas Joyce, le directeur général de Knight, est intervenu pour tenter de calmer la fièvre. Il a assuré dans un email à ses employés que l’activité se poursuivrait normalement sans besoin de cash supplémentaire et que la société tournait à plein régime. Selon ses résultats publiés le mois dernier, la société détenait 421 millions de dollars de trésorerie et équivalent.
Un écueil risque toutefois de compliquer une éventuelle cession : l’enquête ouverte par la SEC sur les ordres erronés en août et sur les procédures de contrôle du risque de Knight. Etant donné ces troubles réglementaires potentiels, toute transaction pourrait comprendre une protection juridique de l’acquéreur vis-à-vis de ces éléments, rapporte le WSJ de sources proches du dossier.
Plus d'articles du même thème
-
Sodexo relève sa prévision de croissance annuelle après un bon trimestre
Entre mars et mai, le groupe a enregistré une hausse de ses ventes de 0,9% et il vise désormais une progression interne d'au moins 1,2% sur l'ensemble de son exercice décalé 2025-2026. -
DNCA Finance recrute un gérant de LBP AM pour muscler l’équipe d’Alpha Bonds
Guillaume Fradin va contribuer au développement de l'expertise obligataire de conviction de la société. -
Bouygues se renforce dans la construction aux Etats-Unis
Le conglomérat a annoncé l'acquisition de Vannoy Construction, une entreprise active dans le sud-est des Etats-Unis qui a enregistré un chiffre d'affaires de 873 millions d'euros l'an dernier. -
Les investisseurs institutionnels français reprennent un peu de risques
Selon l'enquête Af2i-L'Agefi dévoilée à l'occasion de l'Institutional Day, ce sont surtout les assureurs qui ont relancé la machine en redevenant nets acheteurs d'actions. -
Irivest IM lance un fonds flexible, un an après la fusion de Chahine Capital et Dynasty AM
Ce produit ajuste chaque mois son exposition aux actions de 0 % à 100 % grâce à un modèle quantitatif. -
L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
Le groupe mutualiste cherche actuellement un repreneur pour Sienna Gestion, mais la vente pourrait être repoussée.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- Rcube Asset Management obtient son agrément MiCA
Contenu de nos partenaires
-
CONFIANCEPourquoi il faut réconcilier résilience numérique et performance - par Benoît Darde
Le progrès européen ne se décrète pas. Les tensions géopolitiques forcent aujourd'hui une relecture de nos chaînes de valeur. L'Europe affronte le défi de son autonomie stratégique, coincée entre la rhétorique politique et la réalité des dépendances technologiques mondiales -
Bras de ferConsigne des bouteilles plastique : la guerre du bac jaune tourne au bourbier politique
Le gouvernement avance vite pour déployer la consigne pour recyclage à partir de début 2027. Mais les collectivités locales, les ONG et les recycleurs freinent en raison des incertitudes sur les impacts financiers et écologiques de cette vaste réforme. -
JackpotDepuis la levée des sanctions américaines, l'Iran exporte son pétrole à tour de bras
Téhéran vend massivement son or noir à la Chine avant que la fenêtre des 60 jours prévus par l'accord ne se referme