Voilà un geste qu’aurait apprécié le général de Gaulle, qui fit, cas unique dans les annales internationales, une retentissante conférence de presse où la question monétaire tint la place centrale. Il y dénonça le « privilège exorbitant » dont bénéficiait alors le dollar suite aux accords de Bretton Woods. C’était en février 1965. Depuis, bien des choses ont changé, à commencer par le système monétaire international, qui a disparu, mais pas du tout la domination du dollar, plus éclatante et impérialiste même – c’est le mot qui convient – que jamais ! On imagine les commentaires que le fondateur de la Ve République ferait sur l’extraterritorialité que Washington exerce en cette matière comme dans d’autres, jusqu’à interdire de commerce des Etats aussi importants que l’Iran, non seulement avec les Etats-Unis mais encore avec tous les autres Etats souverains, menacés de représailles pour cause d’usage prohibé du dollar ! Le fait d’utiliser le dollar comme une arme dans le cadre de sanctions est dangereux, voire scandaleux. C’est pourquoi la création d’Instex par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne est importante. Ce véhicule financier (SPV) vise, rappelons-le, à poursuivre des transactions commerciales entre l’Union européenne et l’Iran en court-circuitant le dollar. Que ce mécanisme soit pour l’instant limité aux échanges dans des secteurs « essentiels pour la population iranienne, tels que les produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux et les produits alimentaires », en réduit bien sûr l’intérêt ; que l’Iran refuse par ailleurs les conditions posées par les puissances européennes pour sa mise en place, que sont l’adhésion au Gafi, l’organisme créé par le G7 pour combattre le blanchiment d’argent, et l’ouverture de négociations sur le programme iranien de missiles balistiques est également fâcheux. Mais ces difficultés, d’ailleurs prévisibles, ne doivent pas faire oublier le symbole que ce véhicule représente, première tentative coordonnée de mettre en échec le recours abusif à la capacité de compensation monétaire sans équivalent dont jouissent les Etats-Unis, grâce à l’universalité de leur devise.
Bien entendu, cette initiative n’a de sens que si elle est suivie par d’autres. D’abord en étendant les missions du SPV, ensuite en s’opposant aux tentatives de Washington d’étendre sa détestable manie extraterritoriale, comme c’est le cas aujourd’hui avec les conséquences potentielles sur la confidentialité des données du Cloud Act américain ; surtout, en achevant l’édifice de l’euro, qui passe par la construction d’une véritable Union des marchés de capitaux européens, aussi profonds que les marchés américains. C’est ainsi que l’Europe pourra vraiment mettre un terme à la suprématie du dollar. Monnaie de transaction, l’euro doit essentiellement devenir une monnaie de clearing aussi utilisée que le billet vert. C’est à cette condition que la formule célèbre du secrétaire au Trésor de Richard Nixon, John Connally, « le dollar est notre monnaie mais votre problème », pourra appartenir définitivement au passé.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le leader de Place publique a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, ce dimanche soir au 20 heures de TF1. Avant de partir à la conquête de l’Elysée, il devra déjouer les manœuvres de ses faux amis socialistes.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux veulent se voir pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser