Le distributeur indépendant d’aciers spéciaux a réitéré ses objectifs 2008, dont une croissance organique des volumes de 5 %
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Dans une année assez chahutée, IMS est parvenu à atteindre l’ensemble de ses objectifs. Le distributeur indépendant d’aciers spéciaux s’est notamment félicité de la croissance de 7 % de ses volumes en organique qui marque une très nette surperformance par rapport au marché en Europe - qui a progressé entre 1 % et 2 %. Surtout, le distributeur d’aciers spéciaux ne perçoit pas pour le moment de signes d’inflexion qui devraient remettre en cause son objectif de croissance des volumes en organique de 5 % en 2008.
Si la publication des résultats annuels s’est révélée en ligne avec les attentes (résultat opérationnel de 110,9 millions d’euros en hausse de 17,7 %), la performance hors effet d’aubaine apparaît plus notable : le résultat opérationnel retraité progresse de 54 % à 105,9 millions d’euros. L’accroissement des volumes traités (+10,1 %) a notamment permis une baisse de 2,3 % des charges opérationnelles à 335,3 euros par tonne. La direction a donc réitéré son objectif de distribuer en 2008 710.000 tonnes d’aciers spéciaux sur l’exercice pour une marge opérationnelle comprise entre 7 % et 7,5 %, hors effets d’aubaine et de désaubaine liés à la variation des métaux, au premier rang desquels le nickel.
En intégrant les acquisitions, l’objectif est porté à 750.000 tonnes. L’autre grand chantier du groupe sera la réduction de son BFR pour qu’il représente moins de 30 % de son activité contre 30,9 % en 2007. Dans ce sens, la stabilité des prix des minerais depuis le début de l’année constitue un élément favorable même si, face à des prix de revient en progression de 20 % à 30 % en fonction des filières, les sidérurgistes devront forcément répercuter ces hausses sur les consommateurs. Alors que l'évolution de la conjoncture apparaît plus incertaine que jamais, cette capacité à transmettre des augmentations de prix sera également déterminante pour IMS dans sa génération de cash-flow libre. De ce point de vue, la direction a très clairement indiqué que sa stratégie est d'être cohérente avec celle des producteurs et donc de répercuter autant que possible les hausses auprès de ses clients. Dans l’attente de l’impact de la crise financière sur l'économie réelle, la direction a indiqué que janvier et le début du mois de février étaient parfaitement en ligne, « sans aucune inflexion ou rupture de la demande ».
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