« Il est trop tôt pour une reprise sur les actions européennes »
estime Hugues de Montbel, gérant actions européennes chez Credit Suisse AM France
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Propos recueillis par Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous un recul de 2 % des Bourses européennes cette année ?
Hugues de Montbel : Cela implique tout de même un rebond de 10-15 % sur les niveaux actuels! Ceci dit, cela ne pourra se faire tant que les risques de décélération brutale de la croissance en Europe ne seront pas écartés. La politique monétaire de la BCE est la plus restrictive depuis dix ans et la croissance de la masse monétaire, les demandes de hausse de salaires conséquentes en Allemagneet une inflation headline à son plus haut n’incitent pas à une baisse des taux dans l’immédiat, malgré le ton plus conciliant de Jean-Claude Trichet. Les révisions en baisse sur le PIB sont encore à venir, ainsi que sur les profits (notre estimation est de +1 % seulement). La configuration de marché en Europe reste donc baissière selon nous, et bien qu’à court terme les actions anticipent un scénario trop noir vu la détente actuelle sur les taux courts (FED et BoE), il est trop tôt pour une reprise sur les actions.
Les perspectives 2008 des entreprises vous incitent-elles à réviser à la hausse vos perspectives ?
La visibilité reste extrêmement pauvre. Malgré un contexte de reflation favorable à court terme, l’environnement économique continue de se dégrader (entrée probable des Etats-Unis en récession, craintes d’une propagation aux autres économies mondiales). La détérioration des perspectives des sociétés semblent le confirmer également (aux Etats-Unis, en Europe et au Japon). Les fondamentaux restent donc fragiles, les révisions à la baisse des profits devraient continuer et le processus de deleveraging des valeurs financières se poursuivre. Nous restons persuadés qu’il ne peut y avoir de rebond sur les actions européennes sans les financières et tant que les attentes de résultats sur 2008 ne seront pas à des niveaux plus réalistes.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon