Il est possible d’avoir une année supplémentaire de baisse des indices
Hugues de Montbel, gérant actions européennes chez Credit Suisse AM France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Pourquoi anticipez-vous un recul des marchés actions au premier semestre?
Hugues de Montbel: Nous croyons possible d’avoir une année supplémentaire de baisse des indices, sachant que personne ne sait où se situe le point bas de ce cycle économique et que les valorisations sont loin d’être si attractives. Malgré des signes d’amélioration sur le marché du crédit, l’activité globale continue de se détériorer et pourrait aggraver les problèmes de l’économie américaine, principalement à cause de son endettement excessif (de l’ordre de 5.000 milliards de dollars). La correction immobilière se poursuit et surtout, la remontée du taux de chômage et la reconstitution de l’épargne pourraient annuler les effets des plans de relance. Quant à l’inflation, elle continue de surprendre à la baisse, et cette tendance va s’accentuer, de quoi accréditer le scénario d’une déflation durable. Dans ce contexte, le marché risque de revenir sur ses points bas.
Craignez-vous de mauvaises surprises en ce début de publications annuelles aux Etats-Unis?
La déception sur les résultats est inévitable. Le marché sait pertinemment que les estimations du consensus sont trop optimistes, particulièrement au regard des anticipations très négatives sur la croissance économique mondiale – et surtout sur celle des pays émergents. En Europe, le consensus attend des BPA 2009 similaires à ceux de 2008… Nous les attendons en baisse de 30%... Les avertissements sur résultats vont donc se multiplier au cours des prochaines semaines. Par conséquent, le récent rebond du marché risque une nouvelle fois de n’être qu’un faux départ. Le schéma classique où le marché va redémarrer en anticipation du cycle économique et des BPA est trop consensuel.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Un décret publié le 6 août 2026 initie la réforme de l’arbitrage en France pour en moderniser la procédure. Entre suppression de l’effet suspensif du recours en annulation en arbitrage interne et prérogatives accrues du juge d'appui, le texte amorce des évolutions majeures, bien que certains choix divisent les spécialistes.
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Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le quadruple candidat insoumis, qui vient de fêter ses 75 ans, doit en partie sa force à l’invraisemblable faiblesse de ses rivaux sociaux-démocrates, suspendus à la tenue d’une primaire au mois d’octobre
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique