IBM surprend avec un résultat pour le quatrième trimestre meilleur qu’attendu
Le groupe profite d’un effet de change. Les entreprises pourraient aussi avoir chargé leur budget fin 2007 pour protéger celui de 2008
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Avec une progression de 24 % de son résultat trimestriel, l’année s’est achevée loin de la morosité ambiante pour IBM. « La diversité des activités mondiales d’IBM, tirée par une forte performance opérationnelle en Asie, en Europe et dans les pays émergents, a permis des résultats remarquables », a déclaré le PDG du groupe informatique, Samuel Palmisano. « Nous sommes bien partis pour atteindre notre objectif de bénéfice par action à long terme en 2010 », a-t-il ajouté. Le bénéfice net pour les activités maintenues s’élève donc à 2,80 dollars par action diluée. A comparer avec 2,26 dollars par action diluée au quatrième trimestre 2006. Wall Street attendait un résultat avant élément exceptionnel de 2,60 dollars.
Sur l’exercice 2007, le bénéfice par action dilué s’affiche en hausse de 18 % à 7,18 dollars. Sur ce total, 5 cents sont dus à la plus-value de cession de la branche systèmes d’impression au deuxième trimestre.
Le chiffre d’affaires est quant à lui en progression de 10 % à 28,9 milliards dollars. Le marché attendait 27,8 milliards en moyenne. Big Blue précise que l’augmentation de son chiffre d’affaires est due pour six points de pourcentage à un effet de change. Le chiffre d’affaires de l’exercice s’est élevé à 98,8 milliards de dollars, en hausse de 8 %. Quatre points de pourcentage sont dus à l’effet devises. La firme, qui fait état de plus de 16 milliards de cash à la fin 2007 et d’un free cash-flow en forte hausse, a bondi en Bourse de plus de 6 % en début de séance.
Ces résultats inattendus ont entraîné les autres technologiques à la hausse. Intel gagne 2,58 % à 22,68 dollars. Le numéro un mondial des semi-conducteurs doit publier ses résultats cette semaine. Apple (2,80 % à 177,39 dollars) et Microsoft (1,56 % à 34,48 dollars) n’étaient pas en reste.
Les analystes s’interrogent toutefois sur les performances du quatrième trimestre alors que le troisième était moins bon qu’attendu. Robert Jakobsen de la Jyske Bank, cité par Reuters, se demande même si les entreprises n’auraient pas chargé leurs dépenses en matériel informatique fin 2007, pour alléger leur budget 2008 en cas d’un décrochage de l’économie. En attendant une réponse avec les comptes du premier trimestre 2008, IBM développera la présentation de son budget, jeudi prochain.
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