Groupama AM tire les fruits de son internationalisation
Groupama Asset Management (AM) a posé, un peu par hasard, un premier pied au Moyen-Orient. «Nous avons remporté l’an dernier un gros mandat de 500 millions d’euros auprès d’un institutionnel de la région sur notre stratégie Avenir Europe (small et midcaps européennes, ndlr), annonce à L’Agefi Thierry Goudin, directeur du développement de la filiale de gestion d’actifs de l’assureur Groupama. C’est une première pour nous, rendue possible par la très bonne tenue de notre stratégie Avenir Euro (fonds noté 5 étoiles par Morningstar, ndlr), repéré par notre client dans les classements internationaux. Nous avons été retenus après neuf mois de procédure». Le nom du mandant reste toutefois confidentiel.
1,9 milliard d’euros de collecte en 2017
Jusqu’à présent, l’essentiel de la collecte hors de France provenait des bureaux espagnol et italien. «Nous avons d’ailleurs remporté un mandat auprès du plus gros fonds de pension italien pour la première fois en 2017», pointe Thierry Goudin. L’an dernier, les clients internationaux de Groupama AM ont généré 1,5 milliard d’euros de flux nets, sur un total de souscriptions de 1,9 milliard auprès de la clientèle externe à Groupama. C’est moins que la collecte de l’année 2016 (respectivement 1,8 et 3,4 milliards d’euros), mais le poids de la clientèle étrangère a crû considérablement : à fin 2017, elle représente 32% des actifs gérés pour compte de tiers, contre 25% en 2016 et 15% seulement en 2014. Depuis cette date, «les encours à l’international sont passés de 2,2 à 6,3 milliards d’euros, tirés par l’Italie (3,1 milliards), l’Espagne (1,6 milliard, y compris des mandats en Amérique Latine) et l’Europe francophone (1,1 milliard), auxquels s’ajoutent maintenant 500 millions d’euros au Moyen-Orient», précise le directeur du développement. Pour la société de gestion, la prochaine zone de prospection commerciale sera celle des pays scandinaves où plusieurs fonds ont été enregistrés l’an dernier.
A fin décembre, Groupama AM gérait 19,8 milliards d’euros pour compte de tiers, pour des encours totaux de 99,8 milliards d’euros et en hausse de 3 milliards par rapport à fin 2016. La société de gestion a dépassé la barre des 100 milliards en novembre dernier, avant des rachats saisonniers sur ses fonds monétaires en décembre.
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