Gaz de France regroupe ses intérêts au sein des énergies renouvelables
GDF Futures Energies est créée à l’occasion de l’acquisition d’une société dédiée à l’éolien. En attendant Suez, pour peser dans l’énergie verte
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Bruno de Roulhac
A l’heure où Gaz de France et Suez affirment sans cesse la bonne marche de leur plan de rapprochement, l’énergie verte pourrait en être un thème symbolique. Pour l’heure cependant, un porte-parole de Gaz de France se refusait à voir en l’acquisition hier de Nass & Wind Technologie (avec une capacité installée de 34 mégawatts - MW - et une autorisation de construction de 150 MW) et en la création de GDF Futures Energies autre chose que des opérations purement internes à son groupe.
Si Suez ne dispose pas aujourd’hui d’organisation dédiée aux renouvelables, hormis sa filiale Suez Energies Nouvelles North America créée en septembre dernier lors de l’acquisition du canadien Ventus, un nouveau schéma pourrait être envisagé lors de la fusion avec GDF. Notamment, dans le nouvel ensemble GDF Suez, les deux grandes unités regroupant notamment la production électrique, Energie France et Energie Europe International, pourrait avoir chacune une filiale dédiée aux énergies renouvelables.
Pour l’heure, GDF Futures Energies regroupera les activités éoliennes de Gaz de France, qui possède déjà une capacité installée en éolien de 145 MW, notamment avec l’acquisition de la société Eoliennes de la Haute-Lys en décembre dernier (37,5 MW) et de 95 % d’Erelia en octobre 2007 (70 MW). GDF avait alors manifesté son ambition d’atteindre 2.000 MW d’installations éoliennes en Europe d’ici à fin 2012, époque à laquelle la production d’électricité du groupe en renouvelables (essentiellement en éolien, mais aussi en solaire et bois-biomasse) devrait atteindre 20 % de la capacité électrique du groupe en Europe (l’ambition originelle n’était que de 10 % en mars dernier). GDF Futures Energies axera son développement en priorité sur l’éolien, mais aussi sur les autres filières de production d’électricité verte, comme le solaire.
Pour sa part, Suez se fixe un objectif de 2.000 MW dans l’éolien en France en 2015, contre 130 MW fin 2007. Actuellement, Suez dispose dans le monde de 833 MW installés dans l’éolien, 460 MW en construction et 6.000 MW en projets. L'énergéticien a également 10.031 MW en hydroélectricité et 642 MW en biomasse et biogaz. Autre acteur majeur du secteur, EDF Energies Nouvelles a doublé l’an dernier ses capacités installées en éolien à 1.218 MW et vise 3.000 MW d’ici à 2011.
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