Fortune SG offre des solutions alternatives aux investisseurs chinois
Fortune SG se lance à l’assaut de la muraille de Chine. La coentreprise détenue à 49% par Lyxor Asset Management, filiale de la Société Générale, et par le groupe industriel chinois Baosteel, vient de s’associer à la filiale asiatique de Winton Capital Management basée à Hong Kong pour «lancer le premier CTA (commodity-trading advisers) en Chine». Ce partenariat permettra à Winton Capital Asia de fournir le conseil en recherche à Fortune SG qui offrira seul le fonds à ses clients.
«Ce mandat cible principalement les investisseurs avertis, dont les institutionnels et les particuliers fortunés», précise Fortune SG dans son communiqué. Dans le cadre d’un mandat de comptes ségrégués dédiés, l’accès au fonds est limité à 200 investisseurs qui doivent apporter au moins un million de yuans chacun. Si la taille du fonds n’a pas été révélée, sous la législation locale, le montant minimum est fixé à 300 millions de yuans, soit 37 millions d’euros.
Un montant limité mais Fortune SG cible un rendement de 15 à 20% par an avec un niveau de volatilité du portefeuille comparable, par le biais de stratégies de type trend-following sur les contrats à terme (futures) négociés en Chine. De quoi séduire les investisseurs chinois. Libellée en Renminbi, cette stratégie vise en effet exclusivement les investisseurs chinois sophistiqués, selon Gilbert Tse, directeur général adjoint de Fortune SG. Avec la chute de l’indice de Shanghai de 8% depuis le début de l’année, ils sont à la recherche de stratégie de performance absolue et avec une corrélation avec le marché actions proche de zéro.
Afin de développer de nouveaux mandats en Chine, Fortune SG s’appuie sur son implantation locale avec 36 milliards de yuans d’actifs sous gestion logés dans vingt fonds sur le marché chinois, alors que Winton CM gère 28,5 milliards de dollars d’actifs et est un des pionniers dans le secteur des fonds CTA spécialisés dans les stratégies d’arbitrage.
D’autant que la libéralisation du marché en Chine offre de nouvelles opportunités. En mars, Pékin a annoncé le lancement prochain d’un programme pilote permettant à des hedge funds, sociétés de private-equity et fonds d’investissements de lever des fonds en renminbi d’un montant maximal de 5 milliards de dollars pour réaliser des investissements à l’étranger. Pékin pourrait également lancer des contrats sur le pétrole ouverts aux investisseurs étrangers.
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