Fonds souverains : Bruxelles renvoie les Etats membres à leurs responsabilités
Pour la Commission, il est essentiel de ne pas décourager les investisseurs par des approches discriminatoires
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
La Commission a tenu hier à replacer le débat sur les fonds souverains dans le cadre du régime général de la libre circulation des capitaux. L’Europe offre, selon le commissaire en charge du Marché intérieur Charlie McCreevy, «un cadre juridique basé sur le principe de libre circulation des capitaux» européens et extra-européens. En effet, contrairement aux biens et services et aux personnes, les traités européens ne distinguent pas selon l’origine des capitaux dans l’application de ce principe. « Nous n’allons pas changer les articles du traité… Nous avons eu de longue date des investissements et, pour autant que je sache, il n’y a pas eu, en 40 ans, d’action négative des fonds souverains », a souligné Charlie McCreevy.
Pour autant, Bruxelles confirme les marges de manœuvre des Etats membres, tout en les renvoyant à leurs responsabilités. « Les Etats membres peuvent mettre en place des restrictions [aux investissements étrangers] dans certains cas spécifiques », a toutefois souligné son collègue en charge des Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia. La communication de la Commission sur une approche commune européenne concernant les fonds souverains présentée hier fait explicitement référence à cette possibilité lorsque « la sécurité publique ou l’ordre public » sont en cause. La jurisprudence européenne exige l’existence d’une menace réelle et soumet d’éventuelles mesures aux principes de nécessité et de proportionnalité. La réforme de 2005 de la procédure française de contrôle des investissements étrangers dans les secteurs stratégiques avait d’ailleurs éveillé les soupçons de la Commission. La nouvelle procédure, qui a déjà été appliquée à plusieurs dizaines d’investissements, n’a pas encore été formellement validée par Bruxelles.
« La Commission laisse entendre que les Etats pourraient, s’ils le veulent, prendre des mesures, mais pour ajouter aussitôt que la meilleure voie à suivre est de les soumettre à un code de conduite », analyse Olivier Prost, associé du cabinet Gide Loyrette Nouel à Bruxelles, qui ajoute que la communication présentée hier reste « un peu floue ». Le sujet sera à l’ordre du jour des ministres des Finances des Vingt-Sept qui se réunissent le 4 mars à Bruxelles en vue d’apporter une contribution au code de conduite en cours d’élaboration par le Fonds monétaire international.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney