Euro Stoxx 50 : le risque baissier domine encore mais avec un faible potentiel
La correction baissière enclenchée en février dernier à 3.075 points est vraisemblablement entrée dans sa dernière phase
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Hugues Naka
Malgré un rebond spectaculaire sur le seuil des 1.935 points vendredi, l’Euro Stoxx 50 a perdu 6,17 % à 2.026 points la semaine dernière et a ainsi effacé la totalité des gains enregistrés une semaine plus tôt. Aucune zone de résistance, à commencer par la région des 2.070-2.095 points (1), n’ayant été franchie vendredi dernier, le risque que l’indice paneuropéen se replie à nouveau reste élevé. Cela étant, le potentiel de baisse paraît faible compte tenu de la nature et de la structure de la tendance baissière entamée en février dernier à 3.075 points.
Malgré son ampleur, cette tendance est semble-t-il un mouvement qui vise à corriger la hausse initiée en mars 2009 à 1.765 points et non un mouvement qui s’inscrit dans la grande phase de baisse qui a conduit l’indice de 4.575 points au plus haut du mois de juin 2007 jusqu’à 1.765 points. D’un point de vue «elliottiste», l’Euro Stoxx 50 développe sans doute une correction simple en trois grandes vagues (voir A, B et C sur le graphe ci-contre). La dernière vague, qui a été enclenchée début mai à 3.030 points, peut désormais être décomposée en cinq sous-vagues (C-1 à C-5), soit le nombre minimum de sous-vagues qu’elle doit compter, avec une cinquième sous-vague amorcée à la mi-août à 2.355 points. Aussi, même si le risque baissier domine encore, l’indice paneuropéen est-il vraisemblablement dans la dernière phase de la vague C - et donc de la correction baissière engagée à 3.075 points - avec une limite à 1.765 points.
Outre le seuil des 1.935 points et le plancher des 1.765 points, le support situé à 1.875 points (2) ou la droite de support baissière potentielle tracée à partir du plus bas touché en mars dernier à 2.715 points, et passant à 1.863 points cette semaine (- 30,5 points/semaine), pourrait ainsi limiter toute baisse jusqu’à ce que l’Euro Stoxx 50 réussisse à repasser au-dessus de la zone de résistance établie à 2.185-2.190 points (3). Et ce, dans un mouvement soutenu, entre autres, par une configuration à nouveau haussière d’indicateurs numériques tels que le Relative Strength Index. La fin de la correction baissière engagée à 3.075 points et le retournement durable à la hausse qui est appelé à suivre cette correction pourront alors être envisagés avec un premier test à la hauteur de la zone de résistance formée par les plus hauts atteints le 1er septembre et le 17 août derniers à 2.325-2.355 points.
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