Euro Stoxx 50 : le repli amorcé à 2.840 points semble toujours être technique
Après avoir perdu près de 10 % en cinq semaines, l’Euro Stoxx 50 a rebondi de 2,08 % à 2.603 points la semaine dernière. Cette reprise s’est traduite au niveau des indicateurs numériques par un léger redressement du Relative Strength Index (RSI) calculé sur 13 semaines après que cet indicateur ait testé la droite qui soutient la tendance haussière qu’il développe depuis août 2011 (voir le bas du graphique ci-contre). Le repli que l’indice paneuropéen a entamé il y a six semaines dans la région des 2.840-2.850 points en réalisant un bearish engulfing (configuration baissière de bougies japonaises) peut donc toujours être considéré comme un mouvement de consolidation et non le début d’une tendance directionnelle visant le plus bas touché en septembre 2011 à 1.935 points.
Cela étant, cette consolidation baissière n’est pas celle qui était privilégiée il y a quelques semaines. L’indice étant descendu à 2.495 points au début de la semaine dernière, le repli amorcé à 2.840-2.850 points ne peut plus être vu comme un mouvement destiné à consolider le rally enclenché en avril dernier à 2.540 points. L’Euro Stoxx 50 consolide vraisemblablement le cycle haussier initié en juin 2012 à 2.050 points, lequel s’inscrit dans la tendance engagée en septembre 2011.
L’indice est, dans ce cas, appelé à revenir dans la région des 2.840-2.850 points même si cela doit prendre quelques semaines, ou quelques mois de plus, que dans le cas d’une correction du rally qui a débuté à 2.540 points. La brèche faite en mai dernier dans l’importante zone de résistance qui se situait à 2.795-2.800 points (1) autorise à penser que l’Euro Stoxx 50 disposera ensuite d’un potentiel de hausse jusqu’au plus haut inscrit en février 2011 à 3.075 points.
Dans l’immédiat, la prudence doit rester de mise malgré le redressement du RSI. L’indice n’ayant pas franchi de résistance clé la semaine dernière, il serait prématuré de conclure à la fin de la consolidation baissière initiée à 2.840-2.850 points. Une clôture au-dessus du gap ouvert à la baisse le 20 juin à 2.650-2.680 points est nécessaire pour réduire le risque que le rebond sur les 2.495 points ne soit qu’une pause dans un mouvement vers la zone de support établie à 2.425-2.445 points (2) et conforter ainsi le scénario de la remontée attendue vers l’objectif intermédiaire des 2.840-2.850 points.
(1) Niveau ayant forcé l’Euro Stoxx 50 à se réorienter à la baisse en juillet 2011 après le comblement du gap ouvert à 2.770-2.785 points et borne haute du canal haussier à l’intérieur duquel l’indice évolue depuis septembre 2011.
(2) Deuxième retracement de Fibonacci de la hausse de 2.050 à 2.840 points et niveau de rebond de novembre 2012.
{"title":"","image":"79919»,"legend":"Analyse technique EuroStoxx»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Meilleurtaux propose une nouvelle offre de gestion sous mandat 100 % ETF avec Suravenir
Accessible en unités de compte dans des contrats d'assurance-vie, cette offre s'appuie sur les allocations du géant américain BlackRock. -
La reprise des entreprises par leurs salariés se heurte à des obstacles concrets
Le départ massif des dirigeants menace la pérennité de milliers d’entreprises. Face à ce défi démographique inédit, l’État veut accélérer la transmission, notamment en faveur des salariés, pour préserver la souveraineté économique. Si l’idée séduit sur le papier, elle bute sur des obstacles structurels qui pourraient entraver son développement. -
Aux Etats-Unis, un projet de loi chemine pour brancher les fintechs aux réseaux de la Fed
Kraken est aujourd'hui le seul acteur crypto connecté aux tuyaux de la Réserve fédérale. La loi Pace pourrait changer la donne et rendre plus facile l'intégration de nouveaux acteurs. -
Goldman Sachs paye un milliard de dollars de plus dans le dossier 1MDB
La banque américaine a trouvé un terrain d'entente pour solder une class action initiée par ses actionnaires qui lui reprochaient d'avoir minimisé son exposition dans le scandale du fonds souverain malaisien, ce qui porte l'ardoise à 6 milliards de dollars. -
Univity s’élance à son tour dans la bataille des satellites
La start-up spatiale française a bouclé une levée de fonds de série A de 27 millions d’euros. Elle se positionne sur le segment de l’orbite terrestre très basse, faisant opérer ses satellites à 375 km. Elle a signé 16 accords préalables avec des opérateurs, dont Orange. -
Saxo Banque structure son offre pour ses clients les plus fortunés
La banque d'investissement en ligne propose désormais une offre haut de gamme en misant sur un accompagnement personnalisé et un accès renforcé à ses équipes de marché.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Marie Dauvergne (BNPP AM) : « La gestion solidaire est de l'investissement, pas de la philanthropie »
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreLe commerce mondial sur le fil du rasoir
« Le modèle d’hyper-optimisation des coûts cède progressivement la place à un modèle de résilience, où la redondance et la flexibilité deviennent des priorités » -
Planche de salutLe blocage du détroit d’Ormuz, une menace pour les exportations italiennes
Même si elle résiste encore à l’export, l'économie transalpine pourrait être mise à rude épreuve par la guerre au Moyen-Orient -
Mots à mauxEcologie, wokisme, travail, Gaza, antisémitisme... S’écrire entre parents et enfants pour éviter de s’engueuler
Lettre à Clara de Robert Ménard aborde un quasi fait de société : le dialogue impossible entre générations