Eramet poursuit son envolée en Bourse portée par les spéculations
Après un doublement de son résultat opérationnel en 2007, le groupe minier reste confiant pour 2008. Il veut rejoindre le CAC 40
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Bruno de Roulhac
Poursuite de la flambée du titre Eramet. Sur des perspectives 2008 favorables, le titre du groupe minier a gagné 11,90 % à 486,50 euros, touchant en séance un plus haut historique de 506,72 euros. Un niveau que les analystes expliquent par les spéculations de sortie de la famille Duval, qui détient 37 % du capital d’Eramet, mais aussi d’Areva, actionnaire à hauteur de 26 %, qui qualifiait cet été sa participation de «trop ou pas assez». Et «si nous avons un large flottant, ce que j’espère, nous pourrions rejoindre le CAC 40», a déclaré Patrick Buffet, PDG d’Eramet. De fait, le groupe capitalise 12,6 milliards d’euros.
Eramet s’avoue confiant pour cette année. Le groupe vise «une progression des livraisons de ses trois branches, grâce à la montée en régime de ses nouveaux outils industriels» et compte sur des marchés (nickel, manganèse et alliages) bien orientés, tant en termes de prix que de demande, en particulier de la Chine. La production de manganèse devrait croître de 3,3 à 3,5 millions de tonnes, et profiter de la poursuite de la hausse des prix (après déjà + 86 % en 2007).
Fort de la flambée des cours du nickel au premier semestre 2007, le résultat opérationnel courant d’Eramet a doublé l’an dernier à 1,2 milliard d’euros, pour un résultat net de 582 millions (+ 82 %) et un chiffre d’affaires de 3,8 milliards (+ 24 %). La marge opérationnelle courante a gagné 12 points à 32 %. Le dividende est ainsi relevé de 2,90 euros à 6 euros, soit un rendement de 1,2 %. La trésorerie nette a bondi de 353 à 954 millions d’euros, donnant les moyens de «saisir des opportunités de croissance externe», précise Eramet.
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