EdRAM enrichit ses fonds de dette d’infrastructure
Le déploiement de la plate-forme Bridge continue. Lancée en 2014 par Edmond de Rothschild AM (EdRAM), la gamme de fonds commun de titrisation dédiés à la dette d’infrastructure va s’enrichir d’un nouveau véhicule, dont l’objectif est de collecter entre 700 et 750 millions d’euros, contre 465 millions pour son prédécesseur. Le fonds sera une nouvelle fois doté de deux compartiments, Bridge 4 Senior Energy Transition et Bridge 4 Higher Yield. Alors que le premier compartiment, qui vise une collecte de 500 millions d’euros, sera encore focalisé sur la dette senior, le deuxième a vocation à offrir davantage de rendement en misant sur des dettes de maturités plus courtes et plus basses dans la hiérarchie des créanciers.
Dans un contexte de taux d’intérêt très bas, Bridge 4 Higher Yield entend offrir aux investisseurs un rendement brut compris entre 5% et 7% généré par des titres de dette de maturité d’environ 5-6 ans. Exprimé en spread, l’objectif de Bridge 4 Senior Energy Transition est une performance supérieure à 200 points de base au-dessus des titres de même échéance, de l’ordre de 8 à 10 ans. Par rapport au précédent millésime, Bridge va en outre innover puisque Bridge 4 Senior Energy Transition vient d’obtenir le label Transition énergétique et écologique pour le climat (TEEC) décerné par les pouvoirs publics grâce aux audits de Novethic.
«Le premier closing du fonds Bridge 4 devrait intervenir dans les prochaines semaines et ouvrir la voie aux premiers investissements», commente Jean-Francis Dusch, responsable Infrastructure & Structured Finance chez Edmond de Rothschild et patron des investissements de Bridge. «Notre stratégie s’inscrira dans la continuité des premiers véhicules, même si l’obtention du Label TEEC pour le premier compartiment accentuera le biais en faveur de la transition énergétique. Environ 60% des actifs investis par nos précédents fonds respectaient déjà l’ambition de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés.»
Les thèmes d’investissement de Bridge demeureront axés sur l’interconnectivité des transports européens, la transition énergétique, l’accès au numérique, la modernisation des services publics et les infrastructures sociales. Alors que les précédents millésimes sont investis à 90% dans 25 actifs totalisant 1,15 milliard d’euros, six opérations de Bridge 4 sont d’ores et déjà approuvées par le comité d’investissement. Elles concernent l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Danemark et ciblent les énergies renouvelables, le chauffage urbain et la fibre optique.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse