DTZ tombe dans l’escarcelle de TPG pour accélérer son développement mondial
DTZ se dote d’un soutien lui permettant de voir plus grand. Le spécialiste des services en immobilier d’entreprise change en effet de mains, cédé par l’australien UGL au bénéfice d’un consortium emmené par TPG Capital et regroupant le fonds PAG Asia Capital et le fonds de pension canadien des enseignants de l’Ontario (OTPP). Le montant de la transaction dévoilée hier par UGL s’élève à 1,22 milliard de dollars australiens, l’équivalent de 843 millions d’euros.
La vente de DTZ par UGL n’est pas une surprise. L’an dernier, deux ans seulement après le rachat de DTZ, le groupe australien avait annoncé une scission de ses deux pôles d’activité, services immobiliers et ingénierie, afin de les rendre plus efficaces chacun. L’opération dévoilée hier consacre le recentrage d’UGL, tant sectoriel que géographique, en l’occurrence en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Asie du Sud-Est (particulièrement au service des infrastructures ou du secteur minier). Dans la foulée hier, UGL a fait part de la nomination d’un nouveau directeur général, Ross Taylor.
TPG met en avant sa volonté de doubler le chiffre d’affaires de sa cible dans un délai de trois à cinq ans pour ainsi faire monter le groupe sur le podium mondial des spécialistes du conseil immobilier. En France, l’exercice clos à fin juin devrait déjà se solder par une progression voisine de 15% du chiffre d’affaires doublée d’une progression «significative» du résultat net, selon les propos de son patron Antoine Derville à Business Immo. Au niveau mondial, les ventes de DTZ ont bondi de 18% sur le semestre à fin décembre.
UGL assure de son côté que «le private equity» est «idéalement placé» pour tirer parti du «fort potentiel de croissance future» de DTZ, pour le plus grand intérêt à long terme de ses clients et de ses salariés. Premier signe de l’engagement de TPG, la nomination effective en mars prochain en tant que président exécutif de Brett White, ancien patron du numéro un mondial CBRE.
Alors qu’en Bourse le titre de ce dernier, tout comme celui de son dauphin Jones Lang LaSalle, a bondi de 80% environ depuis deux ans, sur fond de l’attrait retrouvé des investisseurs pour l’immobilier d’entreprise, celui d’UGL a cédé 45%, sous le coup notamment de la déprime des investissements miniers en Australie.
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