La société de gestion adossée à Natixis vise au Royaume-Uni quelque 400 millions d’euros de collecte par an à compter de 2017.
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Stéphanie Salti, à Londres
DNCA a annoncé hier à Londres lancer une offensive sur le marché britannique.
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Si nous réussissons sur le marché britannique, nous pouvons réussir partout» indique Eric Franc, directeur général de DNCA. La boutique française, filiale de Natixis qui y est entrée le 30 juin dernier à hauteur de 71,2% du capital, poursuit son expansion internationale en se lançant sur le marché britannique. DNCA va proposer initialement deux fonds, domiciliés au Luxembourg : DNCA Invest Europe Growth Fund, fonds géré par Carl Auffret et le DNCA Invest Europe Value, co-géré par Isaac Chebar. Pour ces deux fonds, les frais de gestion varient entre 1% et 1,3% tandis que les frais de performance sont fixés à 20%.
Cette offensive sur le marché britannique, annoncée hier à Londres, intervient pour la boutique après une forte expansion au cours des trois dernières années : les actifs sont passés de 5 à 19,6 milliards d’euros sur cette période.
Etape suivante : le Canada
DNCA a d’abord l’intention de cibler outre-Manche les banques privées et les conseillers en gestion du patrimoine. «Au Royaume-Uni, la deuxième étape de notre développement portera sur la clientèle institutionnelle et, à ce titre, les consultants sont un passage obligé pour valider notre offre. Nous sommes en train de nous organiser pour répondre à leurs exigences en matière de reporting et de certification GIPS», poursuit Eric Franc. Le groupe vise sur le marché britannique quelque 400 millions d’euros de collecte par an à compter de 2017.
Les attentes ne sont pas équivalentes à celles de l’Espagne : depuis le 1er juillet 2015, date de l’entrée de DNCA sur ce marché, la boutique y a réalisé une collecte de 500 millions d’euros. « Le marché britannique est beaucoup plus compétitif et complexe » observe son directeur général. Le groupe, présent en France, Italie, Espagne, Allemagne, Suisse et au Benelux, a déjà les yeux rivés vers le Canada, où la demande en matière d’actions européennes reste forte.
D’ici 2020, DNCA vise des encours de 30 milliards d’euros. A fin décembre, la France représentait 57,3% des actifs, suivi par l’Italie, avec près de 29%, et le Benelux, avec 7,8%. « Nous n’avons pas d’objectif chiffré entre la France et l’international sur les cinq prochaines années mais notre ambition reste de prolonger le succès enregistré sur les marchés italien et français et d’accélérer notre développement à l’international à l’aide de la plateforme de distribution mondiale de Natixis Global Asset Management » conclut Eric Franc.
Avec cette collecte et les performances de marché, les encours de la gestion d’actifs allemande s’élevaient à 5.199 milliards d’euros fin juin, selon les données de l’association locale des gestionnaires d’actifs BVI.
Les records d’encours, la collecte et la maîtrise des coûts ont été particulièrement détaillés lors des présentations des résultats semestriels des sociétés de gestion cotées en Bourse.
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