Deutsche Börse passe à l’offensive sur le marché des dérivés
Eurex, la Bourse des dérivés de Deutsche Börse, va étoffer au cours des prochains mois sa gamme de produits pour renforcer sa position sur un marché qui intéresse de plus en plus d’opérateurs financiers.
Alors que la régulation financière en Europe pousse à échanger davantage de dérivés sur des plates-formes et à les compenser, Nasdaq OMX a lancé une plate-forme permettant de traiter des dérivés de taux. Le marché des dérivés londonien de Nyse Euronext, le Liffe, a été racheté par ICE l’année dernière. Sur le point d’être coté, Euronext promet de soutenir son activité de dérivés, et le Chicago Mercantile Exchange (CME) a lancé une plate-forme européenne proposant des dérivés de matières premières et de change.
Dès le 7 juillet prochain, Eurex, qui propose déjà des dérivés actions et de taux, notamment sur la dette publique allemande et française, va se lancer sur le segment des changes en offrant des futures et des options sur six paires de devises. Ce lancement était attendu depuis octobre dernier mais avait été reporté pour des raisons techniques. «En franchissant ce pas, nous contribuons de manière importante au renforcement de la transparence et de la sécurité des marchés financiers», a déclaré Mehtap Dinc, membre de la direction d’Eurex, dans un communiqué.
A partir du mois de septembre prochain, Eurex va aussi lancer des «euro-swap futures», basé sur des swaps de taux à 2, 5, 10 et 30 ans. Lorsque le contrat arrivera à échéance, un swap de taux standardisé en euro de maturité correspondante et avec un taux fixe contre l’Euribor à six mois sera livré. Alors que les utilisateurs vont devoir poster des marges plus importantes pour les dérivés échangés de gré à gré que pour ceux listés, Deutsche Börse fait valoir que les nouveaux produits vont permettre de «suivre le risque du sous-jacent avec la marge optimisée d’un contrat futur standardisé».
Enfin, Deutsche Börse compte lancer un nouveau contrat basé sur le taux des transactions de repo effectuées sur la plate-forme GC Pooling. Ce nouvel instrument «vient compléter la gamme de produits existants sur l’Eonia et l’Euribor qui suit les marchés monétaires non sécurisés. Avec les dérivés listés d’Eurex déjà existants, les utilisateurs vont être capables, à partir de septembre, de traiter sur l’ensemble de la courbe des taux en euros, qu’elle soit sécurisée ou non», affirme la Bourse dans son communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Un des héritiers de Leonardo Del Vecchio souhaiterait que la holding familiale Delfin cède ses participations dans le secteur financier, ce qui pousserait à des désengagements de Generali, Monte dei Paschi et UniCredit. -
L’euro fait grise mine
Retrouvez comme chaque semaine la chronique du marché des changes par DeftHedge. -
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
IPO : serons-nous prêts quand la fenêtre s'ouvrira ?
Au fond, préparer son IPO c'est se demander si l’organisation est prête, si l’equity story est assez robuste, à quel prix l’entreprise peut être valorisée, avec quels investisseurs et sur quelles bases techniques. Et le directeur financier y a un véritable rôle d'architecte. -
Ipsen acquiert Kartos Therapeutics pour un montant initial de 450 millions de dollars
L'opération permet au laboratoire français de mettre la main sur un candidat médicament de stade avancé contre un cancer rare du sang. Des paiements d'étapes supplémentaires pourraient atteindre 1,3 milliard de dollars. -
Pimco s’attaque aux placements privés
Pimco, qui gère 2.300 milliards de dollars et s’est historiquement concentré sur les titres obligataires cotés en Bourse, a conduit ces derniers mois une série de transactions par placement privé, en prenant des positions importantes dans des opérations très médiatisées, rapporte le Financial Times. Parmi celles-ci figurent le financement de dette en temps de guerre pour des gouvernements du Moyen-Orient, un prêt à un fonds de crédit privé de Blue Owl dont les actions avaient chuté, ainsi qu’une contribution majeure au financement de gigantesques projets de centres de données pour Meta et Oracle.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
Contenu de nos partenaires
-
IdentitésExtrême droite : le grand renversement
La famille du résistant honoré par la République a refusé la présence de représentants du Rassemblement national, au nom de la « continuité historique » entre eux, les collaborateurs et les nazis qui assassinèrent le grand historien -
Projet de loi d'urgence agricole : tout savoir sur la bataille de l’acétamipride au Sénat
Ce lundi, les sénateurs vont examiner le projet de loi d'urgence agricole (PLUA). Contrairement aux députés, ils devraient voter en faveur de la réintroduction de l’acétamipride -
Présidentielle 2027 : la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon soutient Edouard Philippe
Sur France Inter, lundi 29 juin, Maud Bregeon a annoncé soutenir Edouard Philippe dans la course à l'Elysée. La porte-parole du gouvernement a justifié son choix par le « risque absolument majeur d'un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise »