Des tensions apparaissent sur le marché des taux courts américains
Jack Lew, le secrétaire au Trésor, est auditionné aujourd’hui par la commission des finances du Sénat américain, alors que les T-bills 1 mois se tendent
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Alexandre Garabedian
Ce n’est pas encore la panique, mais la tension est désormais palpable. Devant le blocage politique autour d’un relèvement du plafond de la dette avant le 17 octobre, qui amènerait à un défaut technique des Etats-Unis, les marchés de taux courts commencent à envisager le pire. Les rendements des bons du Trésor à 1 mois, malgré une légère détente hier, atteignent leur point le plus haut depuis octobre 2008. Le 8 octobre, le Trésor a adjugé des T-bills à 0,35% sur cette maturité, alors que leur rendement n’atteignait que 0,02% fin septembre.
Les rendements des T-bills 1 mois traitent aujourd’hui à un niveau plus de deux fois supérieur à ceux des T-bills 12 mois. Signe que les investisseurs anticipent au pire un défaut technique d’une durée limitée. Les tensions se manifestent aussi sur les rendements des futures sur repos d’octobre 2013, passés de 10 pb à 16 pb en quelques jours et qui mesure le taux moyen au jour le jour attendu sur le mois.
«La nervosité des investisseurs sur la partie courte de la courbe est davantage liée aux craintes sur une perte de liquidité que sur une perte de principal, relève Joseph Abate, chez Barclays. Comme le secteur attache une importance extrême au maintien de la liquidité, les investisseurs sont incités à se détourner des transactions ou des titres qui pourraient être affectés par un délai dans le relèvement du plafond de la dette». Les taux repos et des T-bills pourraient donc continuer à grimper. Jack Lew, le secrétaire au Trésor, devrait s’en faire l’écho aujourd’hui lors de son audition devant la commission des finances du Sénat américain. Mais la pression des marchés est pour l’instant trop indolore pour forcer un consensus politique.
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