Début d’année difficile pour l’industrie des hedge funds
Avec un recul de 2,7 % en janvier, les fonds surperforment toutefois les indices boursiers, le Dow Jones et le Nasdaq ayant cédé 4,6 % et 9,9 %
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Virginie Deneuville
Le contexte actuel se révèle peu porteur pour l’industrie financière, et les hedge funds ne font pas exception à la règle. Les fonds ont en effet débuté l’année 2008 en enregistrant un recul de leurs performances : 2,7 % en janvier, selon l’indice synthétique Hennessee Hedge Fund. Ce repli reste toutefois à relativiser au regard des reculs plus marqués des indices boursiers, le Dow Jones et le Nasdaq ayant cédé respectivement 4,6 % et 9,9 %. Le S&P 500 a quant à lui chuté de 6,12 %, sa plus forte baisse depuis 1990. « L’indice Hennessee Hedge Fund a subi le quatrième mois le plus difficile de l’histoire derrière août 1998 (crise financière russe), avril 2000 (bulle internet) et juillet 2002 (faillite de WorldCom)», relève E. Lee Hennessee, dirigeant au sein de la société de conseil en gestion alternative Hennessee Group. Un autre indice synthétique, celui de Hedge Fund Research, a de son côté accusé un recul de 1,8 % le mois passé.
Les stratégies hedge funds ciblées sur les actions ont logiquement été les plus affectées. Les gestionnaires spécialisés sur cette classe d’actifs ont en effet accusé un recul de leurs performances de 4,1 %, selon des données Hedge Fund Research. Il s’agit de la plus importante baisse enregistrée depuis plus de sept ans, les stratégies long-short equity (combinaison d’achats et de titres à découvert, ndlr) ayant cédé 4,3 % en novembre 2000 dans le sillage de la débâcle sur les valeurs technologiques.
Les fonds dits de « global macro » (dont la stratégie est basée sur l’analyse des tendances de marché) sont parvenus à tirer leur épingle du jeu, en affichant une progression de 1,7 %, toujours selon Hedge Fund Research. Les fonds d’arbitrage relative value (qui cherchent à tirer parti des différences de valorisation entre actions, obligations et autres titres) ont fait preuve de résistance en affichant une quasi-stabilité (-0,01 %), tandis que les fonds event driven (axés sur les titres de sociétés en réorganisation ou en faillite) ont cédé 1,8 %.
Par ailleurs, les fonds emerging markets (axés sur les marchés émergents) ont connu un début d’année particulièrement difficile, enregistrant un recul de près de 6 %. « Les perspectives à long terme des marchés émergents restent favorables. Ils pourraient toutefois connaître plus de volatilité dans un avenir proche, en particulier du fait du dénouement de la crise », estime la société Franklin Templeton Investments.
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