Citigroup bloque la sortie de l’un de ses Hedge Funds
Rien ne va en ce moment pour Citigroup. La banque américaine vient de confirmer qu’elle bloquait provisoirement la possibilité de sortie de CSO Partners, un fonds spécialisé dans les obligations émises par les entreprises, afin de lui permettre de se «stabiliser».CSO avait enregistré 10% de pertes en novembre, ce qui a conduit son gérant John Pickett à démissionner, et certains investisseurs risquaient de vouloir sortir de ce hedge fund, a précisé un porte-parole de Citigroup.
Citigroup a récemment injecté 100 millions de dollars dans CSO pour essayer de le stabiliser. Selon le Wall Street Journal, qui a publié le premier l’information, des investisseurs ont essayé de retirer quelque 30% des 500 millions de dollars de dotation du fonds.
Le Wall Street Journal écrit aussi qu’un deuxième fonds de Citigroup est en difficulté. Falcon Plus Strategies, lancé le 30 septembre, a perdu 52% au quatrième trimestre après avoir joué sur des titres adossés à des créances immobilières et après fait du trading sur la base de la valeur relative d’obligations municipales et des fonds d’Etat américains, selon le WSJ. Le journal ajoute que certaines des obligations à collatéral (CDO) détenues par le fonds se traitent à un quart de leur valeur initiale.
Les deux fonds cités par le Wall Street Journal sont gérés par la division de Citigroup chapeautant la gestion alternative. Celle-ci avait été brièvement placée l’an dernier sous la tutelle de Vikram Pandit qui, en décembre, a remplacé Charles Prince au poste de directeur général de la banque.
Voilà qui ne va pas arranger le moral de Citigroup boudée par les investisseurs et qui a perdu près de 10 milliards de dollars sur le seul quatrième trimestre
La semaine dernière, on indiquait que le géant financier américain avait l’intention d’injecter environ 3,3 milliards de dollars dans six des sept SIV (véhicules d’investissement structuré) qu’il a décidé de consolider dans son bilan en fin d’année dernière, afin de renforcer leur profil crédit et de protéger les créanciers.
«Il n’est pas possible de gérer les risques simplement par des procédés. Il faut qu’il y ait aussi du discernement en haut de l’organisation», avait déclaré fin janvier le président de la banque Win Bischoff lors d’une conférence sur les marchés financiers. Les exemples pratiques ne lui manquent pas.
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