Christian Noyer prépare les esprits à une baisse estivale du taux du Livret A
Le Gouverneur de la Banque de France a également évoqué sur BFM TV son inquiétude quant à l’impact de l’affaire BNP Paribas aux Etats-Unis
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Benoît Menou
Le taux du Livret A devra baisser si la tendance actuelle de faible inflation se poursuit. C’est ce qu’a souligné hier à l’occasion d’un entretien accordé à BFM TV le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. «Si la tendance actuelle de l’inflation se poursuit jusqu’au moment où on lira les compteurs, à la mi-juillet, le taux du Livret A devrait baisser un peu et ce sera une bonne chose pour la relance de l'économie et la création d’emplois», a-t-il précisé.
Fin mai, le Premier ministre Manuel Valls n’avait pas écarté une éventuelle baisse de ce taux de rémunération d’un quart de point à 1,0%.
L’inflation a atteint 0,7% sur les douze mois à fin avril en France, un niveau à comparer avec une rémunération historiquement basse de 1,25% pour le Livret A, le produit d'épargne français le plus populaire. Cette rémunération est susceptible d'être modifiée cet été (au 1er août, comme elle peut l’être à chaque 1er février), le gouverneur de la Banque de France faisant une recommandation au gouvernement sur la question, une fois connu le taux d’inflation à fin juin. «Si on baisse le taux du Livret A, ça aura un impact sur le coût du logement social, donc sur le nombre de logements sociaux qu’on pourra lancer et construire concrètement, puis ça influe aussi sur le coût du crédit aux entreprises puisque toute une partie des fonds du Livret A est recyclée vers le crédit aux entreprises à travers les banques», a plaidé Christian Noyer.
Ce dernier n’a pas manqué de relever que même s’il est faible, le taux de rémunération du livret A se compare encore défavorablement au nouveau taux de refinancement de l’Eurosystème, que la BCE a abaissé la semaine passée à 0,15%. «C’est un handicap», a clamé Christian Noyer.
Le gouverneur de la Banque de France a par ailleurs fait état de son inquiétude dans le cadre des poursuites à l’encontre de BNP Paribas aux Etats-Unis pour des transactions en dollars avec des pays sous embargo américain. A ses yeux, la menace de suspension de certaines activités en dollar qui pèse sur la banque peut mettre en danger le système financier international. Christian Noyer s’est dit inquiet du risque de «disproportion» de la sanction encourue par BNP Paribas, jusqu’à 10 milliards de dollars de sources concordantes. Une telle somme pourrait «réduire (l)a capacité (de BNP Paribas) à distribuer du crédit dans l’ensemble du monde et dans l'économie française».
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