«Ce sont désormais les profits qui devraient tirer les cours boursiers à la hausse»
David Ganozzi, gérant allocation d’actifs, Fidelity Worldwide Investment
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi: Etes-vous toujours aussi positif sur la classe d’actifs actions ?
- David Ganozzi: Oui, nous conservons une nette surexposition sur cette classe d’actifs dans nos portefeuilles diversifiés, proche du maximum défini pour chaque type de profil de risque. Il s’agit d’une conviction forte. Elle repose d’abord sur un environnement macroéconomique que nous jugeons porteur en termes de croissance, puisqu’on assiste à une accélération de l’activité dans les pays développés notamment. La zone euro, qui a longtemps constitué le «maillon faible» de la croissance mondiale, a commencé à émerger hors de la récession au printemps et les perspectives apparaissent encourageantes à l’horizon de la fin d’année. En termes de valorisations, les actions sont également attractives, même si une grande partie de la décote apparue au moment de la crise de 2008, puis de la crise des dettes européennes, s’est résorbée. Ce sont désormais les profits qui devraient tirer les cours boursiers à la hausse.
- Au sein du segment obligataire, quels types d’actifs privilégiez-vous ?
- La classe d’actifs obligataire fait face à un environnement moins porteur depuis le début de l’année. L’affermissement de la croissance et, surtout, le changement de ton de la Réserve Fédérale ont conduit à un ajustement assez brutal des rendements à long terme, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Soulignons toutefois que, malgré cette hausse sensible des taux, l’obligataire euro bien noté surperforme toujours le monétaire. Dans cet environnement, privilégier les échéances plus courtes et le haut rendement me semble toujours constituer une stratégie raisonnable.
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