Caceis se renforce en Allemagne avec le métier dépositaire de Sal. Oppenheim
Caceis franchit un pas de plus en Allemagne. La filiale de métiers titres du Crédit Agricole a annoncé le 27 mai la reprise de l’activité de dépositaire de fonds immobiliers (et à la marge d’actifs aéronautiques) de la banque locale Sal. Oppenheim. Les encours apportés d’ici à fin 2014 devraient atteindre 12 milliards d’euros. Ils s’ajouteront aux 16 milliards d’euros de fonds immobiliers allemands déposés chez Caceis, dont 4 milliards gagnés au premier trimestre 2014.
Si Caceis affirme qu’il va «assurer les services de banque dépositaire de Sal. Oppenheim», un porte-parole de la banque allemande précise que son activité, jusque-là assurée pour le compte de gestionnaires tiers, a été «vendue» au groupe français. Le prix de la transaction n’est pas dévoilé, mais Caceis précise qu’il ne reprendra pas les salariés du cédant. Devenue filiale de Deutsche Bank en 2010, après ses déboires financiers, Sal. Oppenheim a déjà abandonné son activité de gestion de fonds ouverts. «Nous n’avons plus besoin d’une banque dépositaire ou d’un administrateur de fonds en raison de notre recentrage sur la gestion d’actifs et de fortune (mandats, ndlr) au service des particuliers et institutionnels », indique le porte-parole.
Les produits immobiliers pèsent 18% des 65,5 milliards d’actifs déposés chez Caceis en Allemagne, à fin 2013. L’entreprise revendique aussi 319 milliards d’euros conservés outre-Rhin, où l’activité a décollé avec la reprise des actifs de la banque HVB en 2007. «En matière d’administration de fonds (valorisation, reporting, etc), nous sommes en train de travailler à notre entrée sur le marché allemand», ajoute Caceis, en concurrence directe avec d’autres acteurs français. BNP Paribas Securities Services a ainsi considérablement renforcé ses positions l’an dernier, en ajoutant à ses 187 milliards sous conservation locale quelque 90 milliards rachetés à Commerzbank.
Dans le cadre du nouveau plan stratégique de sa maison mère, Caceis compte également devenir dépositaire local en Suisse et au Royaume-Uni, après avoir franchi le pas l’an dernier en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie. Une nécessité sous la directive européenne AIFM. Ces cinq marchés, qui s’ajoutent à la France, l’Allemagne, l’Irlande et le Luxembourg, doivent drainer 300 milliards d’euros d’actifs conservés d’ici à 2016. A fin 2013, Caceis affiche 760 milliards d’euros d’actifs déposés, 2.250 milliards conservés et 1.310 milliards administrés.
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