Bruxelles se prépare à une révision des règles budgétaires
L’idée d’une simplification de la gouvernance économique, dont le principe fait consensus, pourrait donner plus de souplesse à Paris
Publié le
Florence Autret, à Bruxelles
Les débuts de la prochaine Commission européenne devraient être l’occasion d’un nouveau débat sur le rythme de la consolidation budgétaire et les réformes structurelles qui l’accompagnent. Il faut à l’Europe «un agenda centré sur la croissance et l’emploi», a expliqué jeudi soir Jeroen Dijsselbloem.
«Tout le monde est d’accord pour s’en tenir aux règles…», a dit le président de l’Eurogroupe, qui se réunissait à Luxembourg, avant de reconnaître qu’il fallait les rendre «moins complexes». Olli Rehn a également abondé dans ce sens. «Il n’est pas question de remettre en cause la réduction des déficits mais de voir la manière dont on le fait… Il reviendra à la prochaine Commission de simplifier les règles», a dit l’actuel vice-président de la Commission européenne. Les règlements qui forment le «Six Pack» et le «Two pack», les deux paquets législatifs révisant le pacte de stabilité et de croissance adoptés en 2011 et 2012, comprennent une clause de révision en décembre 2014.
Le Six Pack introduit notamment l’obligation de réduire au rythme de 0,5% par an le déficit structurel, et plus dans les pays où la dette excède 60% du PIB. Jeroen Dijsselbloem a également entrouvert la porte à une révision de l’objectif de 3% de déficit en 2015 qui s’impose au gouvernement français. «Dans des circonstances difficiles, les pays peuvent se voir donner plus de temps, mais alors ils doivent accélérer les réformes», a-t-il dit. «Nous avons besoin de règles contra-cycliques pour soutenir les réformes», a expliqué Olli Rehn.
Venant de deux responsables européens particulièrement à cheval sur la consolidation budgétaire, ces remarques marquent une nette inflexion. Elles arrivent au moment où le Fonds monétaire international agite de plus en plus vigoureusement le chiffon rouge de la combinaison dangereuse entre «faible inflation», taux bas et croissance en berne. Christine Lagarde, sa directrice générale, a appelé les Européens jeudi à «davantage soutenir la demande» et encouragé une réforme de la gouvernance.
«Du fait de l’accumulation des différents niveaux de législation, il y a des différences d’interprétation» des règles, a-t-elle expliqué, allant jusqu’à souligner que les deux seuils de 3% de déficit et 60% de dette maximum avaient été fixés «à une époque où la dette était moins élevée».
Mercredi, le ministre allemand (SPD) de l’Economie et vice-chancelier s'était prononcé pour une «révision du pacte de stabilité et de croissance».
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable