Bruxelles s’activerait pour financer les rachats de dettes par la Grèce
Bien qu’il ait le mérite d’avoir levé le doute sur l’avenir de la Grèce, le second plan de sauvetage annoncé dans l’urgence à l’issue du sommet européen du 21 juillet dernier, présente un inconvénient de taille. Celui de la lenteur de la mise sur pieds du fameux Fonds européen de stabilité financière (FESF). Alors que la BCE devrait continuer à racheter de la dette souveraine italienne et espagnole jusqu’à ce que le véhicule soit opérationnel, Bruxelles accélèrerait le financement de 20 milliards d’euros de rachats de dette souveraine grecque prévus pour la mi-septembre, selon des documents que s’est procuré le Financial Times. La Commission européenne prendrait ainsi acte du fait que le nouveau programme de secours de la zone euro de 440 milliards signé le 21 juillet ne sera pas prêt à temps, les différents pays devant encore ratifier l’accord.
D’après le quotidien, les retards législatifs pourraient ainsi amener les dirigeants européens à financer ces rachats par 24 milliards d’euros de prêts gagés laissés de côté et issus du premier plan de sauvetage de 110 milliards d’euros. De fait, un relèvement de la puissance de frappe du FESF de 24 milliards poserait des difficultés techniques, puisque cela obligerait les parlementaires européens à approuver un nouveau programme de garanties beaucoup plus large qu’actuellement. Or, Paris et Berlin ont répété leur opposition à tout relèvement du plafond du FESF.
Les 20 milliards de rachats aideraient Athènes à réduire sa dette de 12,6 milliards, selon Barclays. Alors que son sauvetage n’est techniquement pas encore au point, la Grèce reste plus que jamais en récession. Son PIB a chuté de 6,9% au deuxième trimestre après -8,1% au premier trimestre et -8,8 % au quatrième trimestre 2010. Une conséquence directe de ses plans d’austérité budgétaire.
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