BNP Paribas assure avoir les moyens de son développement
La banque a réalisé un bénéfice annuel net de 7,8 milliards d’euros. Elle ne prévoit pas pour l’instant de le consacrer à un rachat de la Société Générale
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Annelot Huijgen
« BNP Paribas n’est pas immune à la crise, mais elle résiste », résume Guillaume Tiberghien, analyste chez Credit Suisse, dans une note. Malgré un recul de 42 % sur le dernier trimestre 2007 (à un milliard d’euros), la banque affiche en effet un bénéfice net en hausse de 7 % pour l’ensemble de l’année, à 7,8 milliards d’euros. Et ce malgré des dépréciations de 1,3 milliard d’euros sur l’ensemble de l’année, un montant bien plus faible que certains de ses concurrents.
Les revenus trimestriels de l’activité de banque de financement et d’investissement (BFI) sont en baisse de 36 %, à 1,4 milliards d’euros, à cause de 589 millions d’euros de dépréciations supplémentaires, dont la plupart (456 millions d’euros) sont liées au risque de contrepartie sur les assureurs monolines. L’exposition nette était de 1,1 milliard d’euros à fin décembre 2007, après une réduction du risque par un achat de protection de 200 millions d’euros. En outre, au niveau du group, le coût du risque a doublé en un an, atteignant 700 millions d’euros.
Baudouin Prot, PDG du groupe, se félicite que la banque poursuive son développement, estimant que la « politique de risque rigoureuse » explique notamment la « performance très satisfaisante en 2007 ». Ainsi, le produit net bancaire du pôle gestion d’actifs a progressé de 21 % sur l’année, avec une collecte nette positive de 23 milliards sur l’année (dont 2 milliards au dernier trimestre). Dans les services financiers et la banque de détail à l’international la progression est de 7,9 %, tandis qu’elle est de 6,5 % chez la filiale italienne BNL et de 4,4 % dans le réseau français. La « solidité financière », avec un ratio tier one estimé à 7,2 %, donne au groupe « les moyens de sa politique de développement », remarque la banque, qui revendique plus de 400 ouvertures ou acquisitions d’agences et 1,7 million de nouveaux clients en 2007.
Elle se refuse par ailleurs toujours au moindre commentaire sur le regain de spéculations sur son éventuel intérêt pour la Société Générale. Le directeur financier de BNP Paribas, Philippe Bordenave, a rappelé à plusieurs reprises que la banque avait décidé de diffuser ses résultats 2007 estimés pour rassurer le marché, mais a renvoyé à la publication des comptes définitifs, prévue le 20 février, pour tout commentaire sur la stratégie du groupe.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon