BlackRock duplique en Europe son ETF de titres hypothécaires américains
Le gérant a annoncé le lancement de iShares US MBS Ucits ETF, qui misera sur les titrisations de Freddie Mac et de Fannie Mae.
Publié le
Julien Beauvieux
Le nouveau véhicule de Blackrock entend répliquer les performances de l’indice Barclays US MBS.
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Photo Bloomberg
Les ETF répliquant la performance des crédits hypothécaires résidentiels (RMBS) américains débarquent en Europe. Près de dix ans après la création du fonds iShares MBS ETF outre-Atlantique, BlackRock a annoncé la semaine dernière le lancement de son cousin du Vieux continent, iShares US MBS Ucits ETF. Pour des frais avoisinant 0,25%, le véhicule entend répliquer les performances de l’indice Barclays US MBS, qui a dégagé un rendement total annualisé de 2,56% sur un an à fin mai.
«Il s’agit d’un compartiment du marché obligataire auquel les investisseurs en fonds Ucits européens (OPCVM, ndlr) n’avaient pas encore accès par l’intermédiaire d’ETF», explique Brett Olson, le responsable des fonds obligataires iShares pour la zone Europe-Moyen Orient-Afrique. «Les obligations titrisées hypothécaires ont le potentiel pour offrir des rendements plus élevés que d’autres instruments bénéficiant de la même qualité de crédit élevée», ajoute le dirigeant.
Lancé en mars 2007, peu avant la crise des subprimes, son cousin américain iShares MBS ETF investit principalement sur des MBS notés «AAA» émis par les agences de refinancement hypothécaire Freddie Mac, Fannie Mae et Ginnie Mac. Dans le sillage du sauvetage de Freddie Mac et Fannie Mae par Washington en 2008, State Street s’était lui aussi engouffré en 2009 sur ce segment de marché déserté.
A la fin avril, iShares MBS ETF affichait ainsi une appréciation de 45,31% depuis sa création, soit un rendement total annuel moyen de 4,18%. Rémunérateur dans un contexte de taux très bas, iShares MBS ETF a néanmoins connu des exercices contrastés. Frappé par la volatilité des taux d’Etat et des primes de risques, l’ETF a délivré une performance négative de 1,92% en 2013 avant d’engranger 6,16% en 2014. En 2015, l’écartement des spreads a limité sa performance à 1,28%.
Côté émetteur, cette volatilité a des conséquences. Au premier trimestre, les taux bas et l’écartement des spreads ont eu un impact négatif de 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) sur le compte de résultat de Freddie Mac qui a enregistré une perte globale de 200 millions. «La variabilité des résultats et le déclin de la réserve en capital convenue avec l’Etat, qui tombera à zéro en 2018, augmente le risque (…) de nous tourner vers le Trésor», a averti Freddie Mac.
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