BlackRock cote un ETF sur les small caps européennes

Le fonds réplique physiquement l’indice MSCI Europe Small Cap, couvrant 827 sociétés européennes.
Blackrock
 -  Bloomberg

BlackRock poursuit son offensive sur le marché européen des ETF avec le lancement du iShares MSCI Europe Small Cap UCITS ETF (ESCE), un véhicule d’investissement destiné à capter la croissance des petites capitalisations européennes, selon ETFStream.

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Coté sur Euronext Amsterdam, ce nouveau fonds affiche un ratio de frais totaux (TER) de 0,25%, dans la moyenne basse du secteur pour cette catégorie d’exposition.

Répliquant physiquement l’indice MSCI Europe Small Cap, le nouvel ETF détient 827 positions, réparties sur l’ensemble des marchés développés d’Europe.

Les entreprises composant l’indice affichent un profil plus orienté “valeur”, avec un ratio cours/bénéfice moyen de 15,1, contre 18,1 pour l’indice parent MSCI Europe.

Une logique de diversification

Depuis le début de l’année, les petites et moyennes capitalisations européennes évoluent globalement en ligne avec les grandes capitalisations.

Après un début d’année particulièrement porteur en janvier et février, la dynamique s’est brutalement inversée avec l’escalade du conflit armé entre les États-Unis et l’Iran, qui a entraîné une correction marquée des marchés durant la première semaine de mars.

En parallèle, les inquiétudes liées à un possible surinvestissement dans l’intelligence artificielle et la poursuite de la baisse du dollar ont incité les investisseurs à rechercher davantage de diversification sur les valeurs domestiques. Celles-ci tirent en moyenne 60% de leur chiffre d’affaires du marché européen, un atout dans la conjoncture actuelle.

Le climat géopolitique, quant à lui, s’est fortement tendu depuis le début de l’année : intervention américaine au Venezuela, menaces de Donald Trump d’annexer le Groenland, puis surtout opération militaire américaine en Iran le 28 février.

Ces événements ont provoqué une flambée des cours du gaz et du pétrole, ravivant les craintes de stagflation et pesant sur les secteurs cycliques.

Une amélioration du contexte macroéconomique

Par ailleurs, ces tensions soulignent la nécessité pour l’Europe de renforcer sa souveraineté, tant sur les plans énergétique, industriel que défensif. En outre, les perspectives de croissance restent soutenues, portées par le plan de relance allemand pour les infrastructures et la défense.

En effet, selon DPAM, les révisions relatives de bénéfices par action restent faibles par rapport aux standards historiques, mais semblent atteindre un niveau bas. Or, dans ce type de configuration, le point d’inflexion serait souvent plus déterminant que le niveau absolu.

Plusieurs indicateurs vont dans le même sens. Les anticipations des entreprises mesurées par l’indice IFO (information et recherche) se stabilisent, tandis que l’impulsion de crédit continue de suggérer un potentiel de redressement des PMI.

L’activité dans l’industrie comme dans les services n’a pas nécessairement besoin d’accélérer fortement, une simple stabilisation peut suffire à réduire la probabilité d’une récession et à faire évoluer la dynamique des révisions de bénéfices d’une orientation négative vers une dynamique plus neutre.

Pour les petites capitalisations, plus sensibles aux évolutions marginales de la demande, des stocks ou des carnets de commandes, ce type d’évolution peut avoir un impact significatif.

Enfin, les petites et moyennes valeurs continuent d’afficher une décote d’environ 10% par rapport aux grandes capitalisations, alors même que leur croissance bénéficiaire demeure supérieure, selon les données de Mandarine Gestion.

D’ailleurs, d’après Euroland Corporate, le consensus prévoit +20 % de bénéfices par action pour les small caps en 2026, contre seulement +11 % pour les grandes capitalisations.

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