Belvédère : priorité au désendettement et au marché américain
Malgré le décalage des ventes d’actifs non stratégiques, le groupe de vins et de spiritueux a confirmé le versement d’un dividende exceptionnel
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Sans être remises en cause, les deux cessions d’actifs programmées par Belvedere au second semestre 2007 n’ont pas eu lieu en temps voulu. La première, qui porte sur le pôle vinaigre et vins de cuisine issu du rachat de Florida Distillers au 1er avril dernier, a souffert des difficultés à dessiner les contours exacts du périmètre à céder. Jacques Rouvroy, PDG et cofondateur du groupe de vins et spiritueux, espère en tirer «un maximum» de 50 millions de dollars.
La seconde, qui concerne un terrain situé dans le centre ville de Cracovie, a quant à elle été perturbée par la tenue d’élections législatives anticipées en Pologne. Belvédère a désormais les mains libres pour procéder à la cession pour un prix estimé supérieur à 70 millions d’euros. Jacques Rouvroy entend boucler ces opérations « au premier semestre 2008 ». Confiant dans la réussite de ce plan de désendettement, la direction a confirmé son engagement à verser un dividende exceptionnel de 10 euros par action. Les objectifs de revenir à un gearing proche de 1 (2,7 au 30 septembre 2007) et de diminuer de moitié en année pleine le coût de l’endettement ont certes été maintenus. Mais le décalage des cessions d’actifs et de la renégociation des conditions la dette induite « pénalisera les frais financiers 2008 de 10 millions d’euros » selon une note de H. et Associés parue fin décembre.
Qu’importe, l’intensification du développement américain du groupe «concentre toute notre énergie» selon les termes de Jacques Rouvroy. C’est là qu’il identifie l’un des principaux leviers d’amélioration de la rentabilité de Belvédère à moyen terme. C’est la raison pour laquelle la filiale Imperial Brands a été réactivée l’an passé. Quatre projets sont lancés, dont l’un des principaux, le lancement de Florange, vodka distillée à partir des oranges de Floride, a été décalé de 2007 au premier semestre 2008 pour cause de repositionnement avec un prix de vente consommateur ramené de 40 à 30 dollars le col. Le dernier grand chantier de l’année 2008 réside dans le projet de cotation du groupe à Varsovie. L’opération devrait prendre la forme d’une cession de l’autocontrôle, qui représente 7 % du capital, et du solde de la participation détenue par CL Financial (5,9 % du capital).
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