Axa IM lance un plan d’économies de 100 millions d’euros avec 210 départs à la clé, et une organisation simplifiée.
Publié le
Alexandre Garabedian
Au programme d’Andrea Rossi, le directeur général d’Axa IM : remaniements et réorientation.
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Après avoir envisagé l’an dernier de marier sa gestion d’actifs à celle de Natixis avant d’y renoncer, Axa passe logiquement à l’étape suivante : la restructuration. Sa filiale Axa Investment Managers a annoncé lundi «une organisation plus simple et davantage centrée sur le client», présentée dans la matinée aux partenaires sociaux lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.
L’annonce la plus marquante est celle d’un plan d’économies chiffrées à 100 millions d’euros d’ici à 2020. Le projet, qu’Axa IM espère mettre en œuvre au quatrième trimestre 2018, aurait «un impact sur 210 postes dans le monde en 2018, principalement en France (environ 160 postes) et au Royaume-Uni (environ 40 postes)», selon le communiqué du groupe. Ces suppressions de postes prendraient la forme d’un plan de départs volontaires. Elles représenteraient environ 10% de l’effectif en France, et 8% de l’effectif mondial.
Ces réductions d’effectifs s’inscrivent dans une réorganisation autour de quatre piliers : les relations clients, avec les deux segments institutionnels et particuliers, les investissements core (fixed income, Framlington Equities et multi-assets client solutions), les investissements alternatifs et spécialisés (real assets, structured finance et Chorus, ainsi que Rosenberg Equities et le high yield), et les fonctions support transversales.
Le coût de ce plan de départs n’est pas encore chiffré. Il doit permettre de financer un programme d’investissement de 100 millions d’euros, également à horizon 2020. Quatre domaines ont été jugés prioritaires : les offres d’investissements alternatifs, multi-assets et fixed income, l’intégration des critères ESG (environnement, social, gouvernance) au sein de toutes les plates-formes d’investissement, le digital et l’analyse de données, et enfin les compétences en gestion quantitative et en science des données.
Pour mettre ce nouveau plan en musique, Andrea Rossi, le directeur général, a remanié son équipe. Mark Beveridge, qui dirigeait Framlington, et Christophe Coquema, global head of client group, sortent du comité de direction d’Axa IM, mais restent dans le groupe, à ce stade. Le premier est remplacé par Matthew Lovatt, déjà chez Framlington, tandis que les responsabilités du second seront partagées entre Francisco Arcilla et Bettina Ducat. John Porter, responsable fixed income & strutured finance, quitte Axa IM. Il est remplacé par Hans Stoter, l’ancien chief investment officer de NN IP, qui vient de rejoindre Axa IM.
Ces annonces ne sont pas une surprise pour les bons connaisseurs de la maison. Axa IM cherche sa place au sein du groupe, comme l’ont montré les réflexions de sa maison mère l’été dernier. Le gestionnaire, qui affiche 746 milliards d’euros d’encours, dont 106 milliards en provenance de ses joint-ventures, en gère encore la majeure partie pour Axa. D’où une structure d’encours et un niveau de rentabilité de moindre qualité que ceux de ses concurrents. «Notre coefficient d’exploitation, à 70,8% en 2017, s’améliore mais est encore trop élevé», reconnaissait Andrea Rossi en mars dans un entretien à L’Agefi Hebdo. Axa IM a dégagé un résultat opérationnel de 257 millions d’euros l’an dernier, en hausse de 14%. Avec 830 milliards d’euros d’encours, soit 11% de plus, Natixis Investment Management (NIM) sort un résultat brut d’exploitation 3,5 fois supérieur.
Au sein des deux maisons, des cadres estiment d’ailleurs qu’un mariage aurait toujours du sens sur une base moins ambitieuse, par exemple en rapprochant Ostrum (ex-Natixis AM) et les activités pour compte de tiers d’Axa IM. Le conseil d’Axa avait repoussé à l’automne l’idée d’une fusion complète avec NIM, qui aurait fait perdre à l’assureur le contrôle de la gestion de ses fonds propres.
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