Avec Numico, Danone n’a pas encore étanché sa soif de croissance
Le groupe agroalimentaire a relevé ses objectifs après des résultats 2007 flatteurs. La communauté financière a apprécié
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Benoît Menou
Danone conserve intact son appétit de développement, à l’issue d’un exercice « historique » aux yeux de son PDG Franck Riboud. A l’occasion de la publication hier des résultats de l’année écoulée, le groupe agroalimentaire ne s’est targué de rien de moins que d’« excellents résultats 2007 en ligne avec ses objectifs ambitieux » ainsi que de « perspectives de croissance significativement renforcées pour les années à venir ».
En effet, le « nouveau portefeuille d’activités » et les « fondamentaux des marchés » autorisent le groupe à anticiper une « accélération » de la croissance de ses performances financières. Danone vise désormais une hausse organique annuelle de 8 à 10 % pour le chiffre d’affaires, contre 6 à 8 % précédemment, une progression du résultat opérationnel courant supérieure à celle des ventes, ainsi qu’une hausse de plus de 15 % du résultat net courant par action cette année, contre une prévision initiale de plus de 10 %. Le groupe proposera un dividende unitaire en hausse de 10 % (1,1 euro) à la prochaine assemblée.
Les chiffres 2007 ont été fortement marqués par les coûts d’acquisition de Numico et par la plus-value de 3,105 milliards d’euros liée à la cession du pôle biscuits. Du fait de cette dernière, le résultat net part du groupe a engrangé un gain de 309 %, à 4,18 milliards. La progression organique du chiffre d’affaires des activités au périmètre d’ouverture de l’exercice s’est élevée à 7,2 % à données comparables (14,58 milliards), s’accompagnant d’une marge opérationnelle portée à 14 % (+59 points de base).
Danone a ainsi rassuré quant à l’impact de « quelques forts vents contraires » selon son PDG, à savoir notamment son conflit avec le chinois Wahaha ou l’augmentation du coût des matières premières, particulièrement le lait, pour laquelle le groupe semble conserver quelque pouvoir de tarification. Pour Pierre Tegner d’Oddo Securities, pas l’ombre d’un doute : « Les perspectives 2008 de Danone sont hors du commun dans le contexte actuel de l’agroalimentaire. On voit clairement que Danone se distingue dans le secteur en publiant des données plus que rassurantes. »
Danone a par ailleurs fait part du départ, « pour poursuivre d’autres projets professionnels », de son directeur financier Antoine Giscard d’Estaing. Il sera remplacé à compter du 1er mars par l’actuel responsable des finances d’Altadis, Pierre-André Terisse.
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