D’ici à 2020, le groupe compte tirer jusqu’à 5% de ses revenus de sa plate-forme de services à destination de sociétés de gestion tierces et d’institutionnels.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Amélie Laurin
Amundi souhaite percer les secrets d’Aladdin, la plate-forme de sous-traitance de BlackRock. En annonçant hier la création d’Amundi Services, le numéro un européen de la gestion d’actifs marche sur les pas du leader mondial, dans les services destinés aux gestionnaires tiers et aux clients institutionnels. L’américain « BlackRock a 15 ans d’avance sur nous (...) Ils ont compris avant tout de le monde que l’infrastructure est importante et peut faire la différence », explique Bernard de Wit, directeur des fonctions support et développement chez Amundi. « Dans un environnement de taux faibles et de risques et de volatilité élevés, le ‘pavé gestion’ est beaucoup moins important aujourd’hui », poursuit le responsable. Selon lui, la quête du rendement passe moins par la recherche d’alpha que par l’amélioration des allocations et des processus de gestion.
Amundi veut capitaliser sur sa plate-forme propriétaire et unifiée, qui emploie 500 informaticiens, quand d’autres recourent à des logiciels externes ou cumulent les systèmes à l’instar des affiliés américains de Natixis Global AM, cités par Bernard de Wit. Avec 1.000 milliards d’euros sous gestion, les coûts informatiques du groupe représentent 1 point de base (pb) des encours, « contre 3 pb pour la moyenne » du secteur.
Depuis l’an dernier, Amundi propose à des gestionnaires français de sous-traiter tout ou partie de leurs opérations (gestion des positions de front office, exécution des ordres, etc). Montpensier et Fédéris ont déjà signé et trois autres migrations sont en cours. Amundi veut aussi faciliter l’accès des étrangers aux institutionnels français, en hébergeant leur stratégie de gestion dans des fonds maison. Sa filiale BFT IM a ainsi remporté un appel d’offres du Fonds de réserve pour les retraites en déléguant à une boutique new-yorkaise la gestion d’un fonds d’obligations d’entreprises en dollars. Ailleurs en Europe, Amundi Luxembourg sert de tête de pont.
Le groupe veut enfin aider les institutionnels à piloter leur allocation et à optimiser certaines opérations de leur portefeuille. Il assure par exemple pouvoir gérer la documentation de toutes des unités de compte d’un assureur, même lorsqu’elles sont gérées par des tiers.
Amundi vise 50 à 80 millions d’euros de revenus en 2020 pour son pôle de services, qui pourrait représenter jusqu'à 5% de son activité totale. L’an dernier, BlackRock Solutions (dont Aladdin) a totalisé 646 millions de dollars (579 millions d’euros) de recettes.
Résultats, fusions-acquisitions, nominations, collecte, L'Agefi dresse le bilan non-exhaustif du mois de juillet 2026 dans le secteur de la gestion d'actifs pour ses abonnés de retour de congés.
Les deux fonds sont les derniers en lice dans le processus de vente mené par Evercore. Le conseiller en investissement basé à Minneapolis supervise 160 milliards d'euros d'actifs. Une valorisation d'environ 7 milliards de dollars est évoquée.
Organisé par L’Agefi, l’AM Tech Day 2026 réunira les professionnels de l’asset management, du wealth management, du trading et des technologies financières autour des grands enjeux de souveraineté numérique, d’IA, de cybersécurité, de blockchain, d’exécution et d’innovation.
La banque d’affaires cotée à New York a vu son bénéfice fondre de 90% au deuxième trimestre, sous l'effet d'un taux d'impôt exceptionnellement élevé et de charges liées au rachat en cours de Campbell Lutyens.
La cotation de SBI Funds Management a débuté ce mardi 21 juillet à Mumbai. Elle cristallise la valeur de la co-entreprise formée entre Amundi et State Bank of India il y a 22 ans.
Les investisseurs ont sursouscrit 42 fois l'introduction en Bourse de SBI Funds Management. Le prix a été fixé à 574 roupies, soit dans le haut de la fourchette.
Après des menaces de frappes d'ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, Donald Trump a annoncé le début de nouveaux pourparlers à partir de ce lundi après-midi
SERIE. Le neuropsychiatre, qui a publié au printemps Au saccage des petits bonheurs (Odile Jacob), se glisse pour l'Opinion dans la peau du locataire de l'Elysée et dresse la liste de ses priorités
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron)