La croissance du résultat net ajusté du gérant d’actifs a accéléré à 22% au quatrième trimestre. Amundi table sur une croissance de 7% jusqu’en 2020.
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Julien Beauvieux
L’action Amundi perdait près de 6% dans la matinée, victime de prises de bénéfices après la publication des résultats du gérant d’actifs au quatrième trimestre. Alors que le bénéfice net ajusté avait augmenté de 10,8% entre juin et septembre pro forma de l’acquisition de l’italien Pioneer, cet indicateur a grimpé de 22% au quatrième trimestre, à 217 millions d’euros. En intégrant l’amortissement des contrats de distribution et les coûts d’intégration du gérant d’actifs italien, le résultat net recule de 3,7%, à 210 millions d’euros, contre un recul sur un an de 4,6% au trimestre précédent.
Sur une base ajustée et à périmètre comparable, les revenus du groupe ont progressé de 11,6%, à 751 millions d’euros, après avoir augmenté de 4,4% au troisième trimestre. Cette accélération est due aux commissions de surperformance, qui ont bondi de 85,8%, à 82 millions d’euros. Hors coûts d’intégration de Pioneer, qui ont atteint 47 millions d’euros sur le trimestre, les charges d’exploitation ont progressé de seulement 2,9%, avec à la clé une amélioration de 4,3 points de pourcentage du ratio d’exploitation (50,8%).
Le premier gérant d’actifs européen, qui a par ailleurs présenté ses objectifs financiers à horizon 2020, a en revanche enregistré un ralentissement de sa collecte, qui demeure à un niveau soutenu. La collecte nette totale a atteint sur le trimestre 13,1 milliards d’euros, dont 10,4 milliards sur les actifs à long terme. Ces derniers, qui constituent la part de l’activité la mieux margée d’Amundi, avaient atteint 14,7 milliards d’euros au trimestre précédent.
Amundi, qui proposera au titre de 2017 un dividende en hausse de 13,6% par rapport à 2016, a indiqué viser une collecte cumulée de 150 milliards entre 2018 et 2020. Amundi prend des hypothèses prudentes en supposant l’absence d’effet marché positif sur la période. Le résultat net ajusté devrait lui progresser de 7% par an environ, pour un ratio de distribution augmenté de 60% à 65%.
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Les gestionnaires d’actifs mondiaux qui se sont lancés en solo en Chine après que Pékin a assoupli les règles de participation au capital n’ont capté que 0,1 % du marché en cinq ans, rapporte le Financial Times, citant des données de Z-Ben Advisors. BlackRock, Fidelity, Neuberger, Allianz, AllianceBernstein et Schroders ont tous établi des sociétés de fonds détenues à 100 % après que la Chine a ouvert son secteur en 2020, investissant un total d’environ 800 millions de dollars. Mais ils ont attiré seulement 5 milliards de dollars (34 milliards de renminbi) sur les 36.500 milliards d’actifs que représente le marché à la fin du premier trimestre. Sur les six sociétés détenues à 100 % lancées depuis que la Chine a assoupli ses règles, Neuberger détient plus de 14 milliards de renminbi, BlackRock 11 milliards et Fidelity International 4 milliards de renminibi. Les trois autres ont des montants bien plus faibles, selon Z-Ben.
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