Amundi se renforce dans le digital avec l’acquisition d’Anatec
Amundi a annoncé vendredi le rachat de la totalité du capital de la fintechAnatec, plate-forme d’agrégation de conseil et d’épargne digitale développée sous la marque WeSave. Le gérant d’actifs était déjà actionnaire minoritaire et détenait 49% du capital depuis 2014. Le montant total de la transaction n’a pas été divulgué.
Les parts ont été acquises auprès des fondateurs et de quelques particuliers minoritaires. «À l’issue de l’opération, Anatec conserve son autonomie opérationnelle et commerciale», précise Amundi dans un communiqué. La nouvelle direction de la fintech se composera de Zakaria Laguel, son cofondateur, et de Gaëtan Hoquidant, ancien directeur des opérations de Fund Channel, un joint-venture d’Amundi et BNP Paribas Asset Management au Luxembourg.
Nouvelle phase de développement à l’international
Jonathan Herscovici, l’autre co-fondateur d’Anatec, a, de son côté, annoncé son départ de la société afin de lancer une nouvelle start-up dans le secteur de la blockchain.
«Cette transaction s’inscrit pleinement dans la stratégie digitale du groupe Amundi», souligne le gérant d’actifs. «Cela nous permet d’élargir notre gamme de solutions. Nous comptons jouer les effets de synergie et bénéficier de la technologie et de l’agilité d’Anatec», explique un porte-parole. Dotée d’une vingtaine de collaborateurs qui mêlent ingénieurs et gérants de patrimoines, Anatec propose à travers WeSave une plate-forme de conseil automatisé (robot-advisor) qui se matérialise par des offres de gestion sous mandat ou de gestion conseillée à destination des particuliers et des professionnels de la finance. Elle offre aussi des solutions digitales de connaissance client (KYC, know your customer), de souscription et de suivi de produits financiers.
Ce rachat doit permettre à la fintech, créée en 2012, de soutenir sa croissance en France et d’amorcer une nouvelle phase de développement à l’international, notamment en Europe. Anatec s’est fixé comme but d’atteindre 20.000 clients d’ici à 2020 avec un encours moyen de 50.000 euros, soit un milliard d’euros d’actifs.
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