Amundi se rapproche du cap des 1.000 milliards d’euros d’encours
Amundi visait 1.000 milliards d’euros d’encours à fin 2016. Au rythme actuel, l’objectif formulé en mars 2014 dans le cadre du plan à moyen terme (PMT) du Crédit Agricole pourrait être atteint bien avant. La filiale de gestion de la banque verte affichait à fin mars 954 milliards d’euros d’actifs gérés ou conseillés, soit 67 milliards de plus en trois mois et 145 milliards en un an.
Une bonne part de la performance vient certes d’effet de change et de marché favorables, qui ont fait gonfler les encours de 47,4 milliards sur le trimestre. L’intégration de l’autrichien Bawag Invest a par ailleurs apporté 5,3 milliards.
Mais la collecte s’est révélée aussi de bonne tenue: 24 milliards, réalisés pour moitié à l’international. Pour la première fois depuis longtemps, les réseaux France (Crédit Agricole, LCL, Société Générale, Crédit du Nord…) ont enregistré un léger flux positif de 0,6 milliard, portant la collecte réalisée auprès des particuliers à 9,9 milliards, contre 14,1 milliards pour les institutionnels et entreprises. Les fonds monétaires ont représenté près de la moitié des souscriptions, malgré l’environnement de taux zéro, car les traditionnels produits très courts (moins de 3 mois) ont cédé le pas à des investissements un peu plus longs.
Dans le PMT 2014-2016 du Crédit Agricole, Amundi visait aussi le maintien d’un coefficient d’exploitation «au meilleur niveau de l’industrie, inférieur à 60%». A l’époque, la filiale se classait elle-même au deuxième rang des grands asset managers mondiaux avec un ratio coût sur revenus de 55%, derrière T Rowe Price (53%), mais devant BlackRock (59%) et Invesco (60%). A fin mars, le coefficient d’exploitation d’Amundi avait reculé à 53,9%. Ceux de T Rowe Price et de BlackRock s’établissaient respectivement à 53,5% et 60,8%.
En présentant ses derniers résultats trimestriels comme directeur général de Crédit Agricole SA, Jean-Paul Chifflet a d’ailleurs mis en exergue l’activité soutenue des métiers de gestion de l’épargne. Ajouté à une reprise du crédit, cet environnement ne se traduit cependant pas dans les revenus de la banque de détail en France. «L’épargne réglementée coûte trop cher et pénalise la France dans le financement de son économie, tonne Jean-Paul Chifflet. Il faut baisser le coût du Livret A et des PEL».
Plus d'articles du même thème
-
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine. -
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert. -
La start-up canadienne d'IA Cohere rachète l'allemande Aleph Alpha
Cette acquisition, annoncée vendredi 24 avril par les ministres allemand et canadien du numérique, est destinée à donner naissance à une entreprise visant à créer des systèmes d’IA «souverains», alternatifs à OpenAI et consorts. -
Le signal positif de Seb est reçu cinq sur cinq par les investisseurs
Après deux avertissements sur résultats en 2025, le spécialiste du petit électroménager domestique entame 2026 sur une note positive avec des ventes rassurantes au premier trimestre -
PARTENARIAT« Pour les banques, les nouveaux systèmes cloud vont répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Axiom AI doit parer aux aléas de toute fusion
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump