Amundi résiste au ralentissement du deuxième trimestre
Le résultat net du gérant progresse de 14,3% au deuxième trimestre. Le groupe reste en avance sur son plan 2020. L’action prenait plus de 9% jeudi matin
Publié le
Alexandre Garabedian
Yves Perrier, le directeur général du groupe Amundi.
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photo Amundi.
Amundi bénéfice de sa discipline financière alors que le temps se couvre pour les gestionnaires d’actifs. Au deuxième trimestre 2018, le résultat net part du groupe a progressé de 14,3% sur un an, à 234 millions d’euros, a annoncé jeudi matin le premier gestionnaire d’actifs européen. Ajusté des coûts d’intégration de l’italien Pioneer et de l’amortissement des contrats de distribution dans les réseaux Société Générale, Bawag et UniCredit, le résultat atteint 252 millions d’euros, en hausse de 12,2% par rapport à la même période de 2017.
Un résultat salué par un fort rebond de l’action Amundi jeudi matin. Celle-ci gagnait plus de 9% dans les premiers échanges.
Intégration réussie de Pioneer
Les revenus de la filiale du Crédit Agricole ont pourtant reculé de 1,5% à 677 millions d’euros sur la période, mais les charges d’exploitation ont diminué dans le même temps de 4%. Sur le semestre, le coefficient d’exploitation tombe à 50,5%, en recul de 52,9%, confirmant le statut de plate-forme low cost d’Amundi. «L’exécution de l’intégration de Pioneer est réussie», s’est réjoui Yves Perrier, le directeur général du groupe, lors d’une conférence téléphonique.
«Amundi a prouvé la résilience de son business model grâce à la diversité de ses lignes métiers et de ses géographies, a poursuivi le dirigeant. Le deuxième trimestre s’est fait dans un environnement beaucoup plus difficile», marqué par une montée de l’aversion pour le risque. La collecte nette a notamment ralenti à 2,6 milliards d’euros sur avril-juin, contre 39,8 milliards au premier trimestre, jugé «exceptionnel». La collecte sur actifs moyen long terme (8,4 milliards) a compensé les sorties traditionnelles du mois de juin sur les fonds monétaires (-5,7 milliards). Par type de clientèle, le retail a apporté 12,9 milliards alors que les institutionnels ont retiré 10,3 milliards. Grâce à un effet marché positif (+11,4 milliards), le montant des actifs gérés s’établit à 1.466 milliards d’euros à fin juin.
Pas de relèvement d’objectifs
Au total, «ces chiffres sont significativement en avance sur notre plan de marche», fait valoir Yves Perrier, alors que le marché s’interroge sur les perspectives du secteur. L’action Amundi recule ainsi de 17,28% depuis le 1er janvier. Et Yves Perrier de rappeler les objectifs à horizon 2020 du gestionnaire : une collecte nette moyenne de 50 milliards par an (déjà 42,4 milliards au premier semestre), une croissance du résultat net de 7% par an (+13% à fin juin), et un coefficient d’exploitation inférieur à 53%. Mais pas question pour le moment de relever ces prévisions.
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