Le premier gérant d’actifs européen a enregistré une hausse de 9% sur un an de son résultat net part du groupe hors coûts d’intégration de l’italien Pioneer. En revanche, il décollecte.
Publié le
Julien Beauvieux
Yves Perrier, le directeur général d’Amundi.
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L’action Amundi perdait jusqu'à 5,2% vendredi matin après la publication de résultats en hausse mais d’une décollecte au deuxième trimestre.
Le premier gérant d’actifs européen a annoncé vendredi un bénéfice net part du groupe de 162 millions d’euros hors coûts d’intégration du gérant italien Pioneer, en hausse de 9% sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, cet indicateur a atteint 308 millions d’euros, soit une croissance de 10,9% représentant plus du double de l’objectif de 5% dévoilé par le groupe lors de l’introduction en Bourse en novembre 2015.
«Ce semestre est à marquer d’une pierre blanche, d’une part du fait des très bons résultats du groupe et d’autre part en raison du succès de l’intégration de Pioneer», a souligné Yves Perrier, le directeur général d’Amundi, lors d’une conférence téléphonique. Le 3 juillet, Amundi a en effet finalisé l’acquisition du gérant, dont les résultats non encore consolidés «sont conformes à ce qui était anticipé». Au premier semestre, le résultat net du groupe italien est ressorti à 127 millions d’euros. Sur une base combinée, les encours d’Amundi passent de 1.121 milliards à 1.342 milliards d’euros.
Sorties sur les fonds monétaires
La croissance du résultat d’Amundi a une fois encore reposé sur un effet ciseau favorable entre des revenus en hausse de 7,9% au deuxième trimestre à 478 millions d’euros, grâce notamment au bond de 20,5% des commissions de surperformance, et des charges en hausse de seulement 3,9% (hors coûts d’intégration de Pioneer). En conséquence, le ratio d’exploitation s’est amélioré de 1,9 point de pourcentage, à 48,5%.
Après avoir collecté un record de 32,5 milliards d’euros au premier trimestre, Amundi a enregistré une décollecte de 3,7 milliards sur le deuxième trimestre, liée pour l’essentiel à des facteurs de saisonnalité sur les produits de trésorerie, dont les flux nets sortants ont totalisé 5,8 milliards d’euros. «Nos clients caisses de retraite ont dû payer des prestations, tandis que les entreprises ont versé leurs dividendes», a expliqué Yves Perrier en ajoutant qu’une bonne partie de ces fonds sont revenus sur le mois de juillet.
Au global, la décollecte a totalisé 11,2 milliards d’euros chez les clients institutionnels au deuxième trimestre, tandis les clients retail ont investi 7,5 milliards. Grâce à un très bon premier trimestre, la collecte sur les réseaux retail est ressortie à 22,9 milliards d’euros sur le semestre, dont 9,9 milliards en provenance de distributeurs tiers (conseillers indépendants, banques privées). L’activité des réseaux internationaux a quant à elle bénéficié de 3,5 milliards d’euros de flux nets en provenance des réseaux UniCredit, l’ancien propriétaire de Pioneer. Cela « illustre le bon démarrage de l’accord de distribution », souligne Amundi.
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