Amundi engrange une collecte record au premier trimestre
Les bonnes publications s’enchaînent pour Amundi dans un environnement pourtant morose pour la gestion d’actifs. Le premier acteur européen a annoncé ce vendredi une collecte nette trimestrielle record de 32,5 milliards d’euros entre janvier et mars, portée par les produits de trésorerie. Hors coûts d’intégration du gérant italien Pioneer, racheté l’an dernier à UniCredit, le géant français enregistre par ailleurs une hausse de 13,2% de son résultat net part du groupe, à 147 millions d’euros.
La collecte nette des produits de trésorerie a totalisé 21,9 milliards d’euros au premier trimestre, contre 7 milliards un an plus tôt. La collecte d’actifs moyen-long terme (actions, diversifiés, obligations, actifs réels et alternatifs) s’est également très bien comportée avec des entrées nettes de 10,6 milliards d’euros (+54% sur un an). Sur le segment des ETF, Amundi a notamment enregistré une forte activité avec une collecte de 4 milliards d’euros, qui porte ses encours à 30 milliards.
Combinée à un effet marché de positif de 12,5 milliards d’euros, la collecte a propulsé les encours d’Amundi à 1.128 milliards d’euros, soit une hausse de 14,2% sur un an. Les revenus nets d’Amundi ont quant à eux augmenté de 9,3%, à 432 millions d’euros, dont 23 millions de commissions de surperformance (+29,9% sur un an). Grâce à des charges maîtrisées en hausse de seulement 4,9%, le résultat d’exploitation du groupe s’est apprécié de 14,5%, à 209 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation d’Amundi, l’un des meilleurs du secteur, s’est amélioré de 2,2 points de pourcentage, à 51,5%.
« Les solides résultats d’Amundi au premier trimestre 2017 illustrent sa capacité à générer, de manière régulière, une croissance rentable. L’intégration prochaine de Pioneer Investments, qui devrait être effective vers la fin du 1er semestre, permettra d’amplifier cette dynamique et de renforcer le leadership d’Amundi en Europe », souligne dans un communiqué Yves Perrier, le directeur général d’Amundi.
Annoncée fin 2015, l’acquisition de Pioneer a généré sur le trimestre des coûts d’intégration de 5,4 millions d’euros avant impôts. Les 23 groupes de travail mis en place pour peaufiner le processus d’intégration, qui portera les encours d’Amundi au-delà de 1.300 milliards d’euros, sont « d’une grande efficacité » et confirme le « caractère stratégique de cette opération », a déclaré Yves Perrier. Amundi a budgété des synergies annuelles de 150 millions d’euros mais le potentiel pourrait être plus important, notamment au niveau des revenus grâce au cross-selling.
Plus d'articles du même thème
-
Eurizon s’intéresse à l’Espagne
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part. -
Baillie Gifford a présenté un plan de départs volontaires
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés. -
UniCredit réduit de moitié les encours confiés à Amundi
UniCredit réduit de moitié les encours confiés à Amundi au sein de sa gestion d’actifs et prépare le terrain au divorce avec la société de gestion contrôlée par Crédit Agricole, rapporte le quotidien italien Milano Finanza. La banque italienne a durci un cran supplémentaire son partenariat avec le groupe français, dans une trajectoire qui vise à réduire progressivement la dépendance à un fournisseur unique et à renforcer sa propre fabrique de produits interne. -
Schroders devrait céder sa société de conseil financier à Söderberg & Partners
Schroders est sur le point de céder sa filiale de conseil financier Benchmark Capital pour plus de 200 millions de livres sterling au cabinet de conseil suédois Söderberg & Partners, a appris le Financial Times. Benchmark, qui supervise 36,9 milliards de livres d’actifs sous gestion, fournit des services à des conseillers financiers qui s’adressent généralement à des particuliers disposant de centaines de milliers de livres à investir. Or, Schroders souhaite désormais se concentrer davantage sur les clients ultra-fortunés - ceux disposant de plusieurs millions de livres à investir - à l’image de la clientèle servie par sa marque Cazenove Capital, selon des sources proches du dossier. -
Janus Henderson se retire de la cote
Le retrait est réalisé suite au rachat de la société de gestion américaine par Trian, General Catalyst et le Qatar Investment Authority. -
La BCGE renforce sa gestion d’actifs avec sa nouvelle filiale Synchrony AM
La société compte une vingtaine de collaborateurs et gère près de 9 milliards de francs suisses d’actifs.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- BlackRock remporte un mandat de 10 milliards d'euros
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Perpetual rejette une offre de rachat de 1,7 milliard de dollars d'EQT
- Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon