Le carnet de commandes du dernier trimestre est ressorti bien au-dessus des attentes et dépasse de 70 % l’activité enregistrée sur la même période
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Olivier Decarre
L’analyste le plus optimiste espérait 6,6 milliards d’euros. Finalement, Alstom a dépassé tous les pronostics avec un carnet de commandes de 7 milliards d’euros pour son troisième trimestre (à fin décembre). Un cumul qui de surcroît n’intègre pas la commande de 25 rames d’AGV officialisée hier pour 650 millions d’euros.
Ramené à un chiffre d’affaires en progression de 22 % à 4,12 milliards d’euros, ces commandes correspondent à un ratio « book to bill » de 1,7, contre 1,61 à la fin du premier semestre (voir graphique). Sur neuf mois, ce ratio est désormais de 1,64, bien au-dessus des niveaux de 1,14 à 1,34 constatés sur les trois exercices précédents.
Trimestre après trimestre, Alstom continue donc de sécuriser son activité pour les mois à venir. A 40,6 milliards d’euros, son stock de commandes « représente environ 30 mois de chiffre d’affaires », précise le groupe dont le carnet de commandes équivalait à 28 mois d’activité trois mois plus tôt.
Alstom n’a pas pour autant jugé bon de relever ses objectifs. Il reste pour l’exercice calé sur une croissance organique de 15 % et une marge opérationnelle de 7,5 %. Un niveau de rentabilité qui correspond peu ou prou aux prévisions du marché.
Parmi les éventuels bémols, CM-CIC note aussi que « le mix des prises de commandes devrait induire dans les exercices à venir une évolution parallèle du mix de chiffre d’affaires, plutôt défavorable en termes de marge opérationnelle », car la branche la plus rentable, power service, progresse moins vite sur le front des commandes.
Cela ne signifie pas que la rentabilité va se dégrader mais plutôt que sa progression sera moins rapide. D’ailleurs, le bureau prévoit bel et bien de nouveau développements positifs avec « un haut de cycle en 2008 pour les prises de commandes et en 2010-2011 pour le chiffre d’affaires et les marges ».
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