AllianzGI ajuste ses tarifs au Royaume-Uni face à l’essor des ETF
Les clients retail britanniques paieront des frais fixes comparables à ceux des ETF si les stratégies ne battent pas leur indice de référence.
Publié le
Stéphanie Salti, à Londres
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Photo Bloomberg
Face à la menace que représente la gestion passive, la gestion active ne cesse de se réinventer. Allianz Global Investors (AllianzGI), qui détient plus de 498 milliards d’euros sous gestion au niveau mondial, a dévoilé hier une nouvelle structure tarifaire destinée à rivaliser avec les fonds indiciels cotés (ETF). «Nous voulons reprendre des parts de marché aux fonds passifs», a souligné hier durant une conférence de presse à Londres, Andreas Utermann, directeur général d’AllianzGI, selon lequel, «à l’heure actuelle, il s’agit d’harmoniser les règles du jeu».
Selon ce nouveau modèle, les clients retail britanniques se verront imposer des frais de base peu élevés (entre 20 et 30 points de base) sur une nouvelle classe d’actions, composée de cinq fonds et lancée dès le mois de mai prochain : UK Opportunities, UK Midcap, EM Equity, Best Styles Global AC et Global AC Equity Insights Global. Si ces fonds battent leur indice de référence, l’investisseur devra alors s’acquitter de frais de performance supplémentaires. «Chaque jour qui voit le fonds battre son indice de référence, des frais supplémentaires fixes de 20% calculés sur la surperformance le jour donné seront provisionnés au titre de frais de performances», souligne Allianz GI, «à la fin de l’année, si la performance globale du fonds a été positive, Allianz GI se verra verser la totalité des frais de performance accumulés durant l’année». A l’inverse, si le fonds n’a pas été capable de battre son benchmark à la fin de l’année, les clients ne s’acquitteront que de leurs frais fixes.
S’ils le souhaitent, les clients auront la possibilité de continuer à appliquer la structure tarifaire existante : «ce modèle dérive de la prise de conscience que l’industrie de la gestion active est trop longtemps restée attachée à un modèle tarifaire qui n’était plus conforme à son époque», a expliqué Andreas Utermann, «ce qui signifie aussi que nous avions une proposition qui ne correspondait plus nécessairement aux attentes de nos clients».
Le projet était en gestation depuis cinq ans : «au départ, cette initiative a été accueillie avec la plus grande suspicion par de nombreuses personnes sous le prétexte qu’elle ne serait pas viable commercialement», poursuit le directeur général. Le gérant a l’intention d’étendre par la suite le nombre de gammes de fonds concernés outre-Manche. Sous réserve de l’approbation des régulateurs locaux, la même méthodologie sera appliquée à l’avenir dans d’autres pays où le groupe est présent.
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