Alcatel-Lucent a passé 2,5 milliards de dépréciations fin 2007
Les difficultés du secteur ont contribué à transformer les synergies promises en perte de valeur massive pour le groupe fusionné
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Yves-Marc Le Réour
Le bout du tunnel semble encore loin pour Alcatel-Lucent. L'équipementier de télécommunications franco-américain, qui a annoncé en marge de ses résultats qu’il comptait conserver sa participation de 21 % dans Thales, a enregistré au titre du seul 4e trimestre une perte totale de 2,58 milliards d’euros, contre un résultat négatif de 615 millions durant la période comparable de l’année dernière, suite à une dépréciation de survaleurs de 2,52 milliards essentiellement due aux perspectives incertaines de la technologie cellulaire CDMA utilisée aux Etats-Unis. Si les ventes en progression de 18 % à 5,23 milliards d’euros ont été meilleures que prévu, la perte nette ajustée de 48 millions d’euros se compare défavorablement au bénéfice médian de 180 millions attendu par le marché. Le programme de suppression de 16.500 emplois, qui devait en théorie générer plus de la moitié des économies de coûts estimées en juin dernier à 1,7 milliard d’euros sur 3 ans, ne semble donc pas de nature à compenser une concurrence accrue et des investissements bien inférieurs aux attentes de la part des principaux opérateurs de télécommunications.
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