Airbus vise plus de 470 livraisons en 2008, contre 480 à 490 pour Boeing
Le plan de restructuration Power 8 aura permis de dégager près de 500 millions d’euros d'économie en 2007
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Bruno de Roulhac
En 2008, « je prévois un niveau de prises de commandes inférieur à celui de l’an dernier, mais supérieur au nombre de livraisons », assure Tom Enders, président d’Airbus. L’avionneur européen compte livrer cette année plus de 470 appareils, dont 13 gros porteurs A380, tandis que son concurrent américain Boeing table sur 480 à 490 livraisons. « Ce sont des commandes de qualité à des prix meilleurs que prévus », assure Thomas Enders. Airbus table cette année sur notamment 30 commandes d’A380 et plus de 100 d’A350.
Une belle bataille se prépare donc de nouveau entre les deux avionneurs, d’autant que Boeing vient d’avertir que les livraisons de son 787 commenceront début 2009 au lieu de fin 2008, le premier vol de cet appareil ayant été repoussé du premier au deuxième trimestre de cette année pour des « problèmes de démarrage sur la ligne d’assemblage ». Malgré ce nouveau retard, l’avionneur américain assure que ce différé n’aura pas de répercussions significatives sur les prévisions de bénéfices 2008.
En 2007, la filiale d’EADS a signé une année record, comme l’ensemble du secteur, avec la livraison de 453 appareils (contre 441 pour Boeing), soit 19 de plus qu’en 2006 et au-dessus de son objectif de 440 à 450 unités. Airbus a enregistré 1.341 commandes nettes, pour un prix catalogue de 157,1 milliards de dollars (1.413 pour Boeing). A la fin de l’année dernière, le groupe européen totalisait le plus gros carnet de commandes de l’industrie aéronautique avec 3.421 appareils, soit environ six années d’activité. Pour gérer un tel carnet d’ordres, Airbus se donne pour objectif de continuer à accélérer les cadences de production, comptant passer à 54 appareils par mois d’ici à 2010 (4 A380, 40 de la famille des A320 et 10 A330-340), contre un rythme de 43 unités prévu pour 2008.
Par ailleurs, le programme de restructuration d’Airbus, Power 8, a dépassé son objectif. « Selon la version officielle, il s’agit de plus de 300 millions d’euros [d’économies], commente Thomas Enders. Je peux vous dire que ce sera près de 500 millions d’euros pour sa première année en 2007». Les postes de structure ont été réduits de 30 %, sur les 10.000 postes concernés jusqu’en 2010. De plus « les mesures supplémentaires prévues au-delà de Power 8 devraient être définies à la fin du premier trimestre 2008», a déclaré Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus.
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