Aberdeen AM renoue avec sa stratégie de croissance externe
Le gérant écossais confirme son intérêt pour Scottish Widows Investment Partnership, qui ferait bondir ses encours à 350 milliards de livres
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Aberdeen AM sort du bois. Le gestionnaire d’actifs britannique a confirmé hier qu’il discutait du rachat de Scottish Widows Investment Partnership (Swip), la filiale que Lloyds Banking Group a mise en vente il y a plusieurs mois. Les négociations, pas sûres d’aboutir à ce stade, comprennent un «partenariat stratégique» avec la banque nationalisée. Sky News avait auparavant révélé qu’Aberdeen et Macquarie étaient les deux derniers candidats en lice. Lloyds espère retirer de la vente entre 400 et 500 millions de livres.
Si Aberdeen n’a donné aucune indication sur les sommes en jeu, son communiqué évoque un paiement en actions nouvelles, «et des paiements complémentaires différés en cash, conditionnés aux performances à venir sur plusieurs années». En supposant que le groupe, dont la capitalisation boursière approchait 5,5 milliards de livres hier, rachète Swip pour 500 millions en titres, Lloyds, et avec elle le contribuable britannique, détiendraient potentiellement jusqu’à 8,3% du capital.
Swip, qui gérait 146 milliards de livres (170 milliards d’euros) à fin juin, ferait passer les encours de son concurrent écossais à 350 milliards. Aberdeen doublerait ainsi son compatriote Schroders sur le podium du plus gros gérant européen coté en Bourse. La société évoque aussi des synergies «substantielles», un effet relutif «significatif» sur le bénéfice par action, et un élargissement de son offre. Les encours de gestion de Scottish Widows sont assez diversifiés: ils se répartissent à 45% en actions, 33% en obligations, 17% en monétaire et 5% en actifs alternatifs, surtout immobiliers. Ils accroîtraient la part de l’Europe chez Aberdeen AM, aujourd’hui très tourné vers les émergents, où ses fonds ont décollecté cet été.
Le groupe fondé en 1983, et dont le patron avait en avril jugé «hautement improbable» un rachat de Swip, renouerait au passage avec la stratégie de croissance externe qui a fait son succès. Entre 1997 et 2010, Aberdeen AM a racheté à tour de bras des pans entiers de la gestion de Barclays, de Deutsche Bank, de RBS ou encore de Credit Suisse. Il vendait depuis une histoire boursière basée sur le retour aux actionnaires et la hausse progressive du dividende. Des objectifs réaffirmés hier dans son communiqué. Mais les investisseurs ont surtout salué hier son expertise en matière d’acquisitions. Le titre Aberdeen AM a pris jusqu'à 8,48% en séance.
La Reserve Bank of India a récemment autorisé la détention de comptes offshore en roupies indiennes. Une évolution qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de cash pooling pour les trésoreries d'entreprise.
Après cette hausse, la première en trois ans et demi, l'autorité monétaire a prévenu que d'autres augmentations étaient au programme en raison de la forte croissance et d'une inflation élevée enregistrées par le pays. La réglementation sur les ETF à levier est par ailleurs durcie.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il vise une croissance interne et une marge d'exploitation supérieures à 5% d'ici la fin de la décennie.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Puisque le syndicat des sortants attalo-macronistes a cru intelligent de s’acoquiner avec les gauches mélenchonisées entre les deux tours des législatives de 2024 afin de « faire barrage » à un gouvernement Bardella, celui-ci n’a pas été formé, de sorte qu’il n’a pas eu l’occasion de démontrer ses insuffisances : l’hypothèque n’a pas été levée
Malgré les bouleversements sociaux, l'avènement de la société multiculturelle, l'ouragan de la mondialisation et la contestation de la hiérarchie, l'upper class ancestrale prospère dans ses bastions, indifférente à la tourmente environnante
Thomas Buberl rêve d'une Europe moins technocratique, dotée d'un fonds souverain où des coalitions sur mesure pourraient remplacer le couple franco-allemand