explique Jim Leaviss, directeur des fonds obligataires de M&G, filiale de gestion d’actifs de Prudential
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Propos recueillis par Tân Le Quang
L’Agefi : Quel est votre scénario macroéconomique pour 2008 ?
Jim Leaviss : les récents indicateurs ont montré une dégradation de la crise immobilière outre-Atlantique. Si, historiquement parlant, une telle détérioration de l’immobilier s’est traduite ou a coïncidé avec une récession, celle d’aujourd’hui est la pire depuis la crise de 1929. Les Etats-Unis sont probablement déjà en récession depuis décembre. La Fed pourrait ramener ses taux à 1%, voire à 0%, pour éviter au secteur bancaire une crise systémique et redynamiser la demande de crédit en provenance des consommateurs, moteur de la croissance américaine. Quant à la BCE, son pragmatisme la conduira à baisser ses taux, probablement à 3,50%, dès qu’elle aura les preuves d’un ralentissement économique sérieux de la zone euro.
Ce contexte profitera-t-il au marché obligataire ?
2008 est l’année des obligations, notamment celle des titres souverains européens et des titres corporate «investissement». D’ailleurs, depuis l’éclatement de la crise du crédit, ils ont respectivement crû d’environ 5% et près de 2%, contre -10% pour les dettes high yield et -14% pour l’indice DAX.
Alors que le potentiel de hausse des Treasuries aux Etats-Unis est épuisé (la courbe des taux intègre déjà une récession), les Bunds et les OAT indexés sur l’inflation constituent des actifs sécurisants en cas de récession européenne. Nous évitons les dettes grecque, italienne et espagnole de moins bonne qualité.
Quant aux dettes d’entreprises américaines et européennes «investissement», elles offrent des valorisations attrayantes. Les spreads aux Etats-Unis, qui avoisinent les 250 points de base, contre près de 100 pb avant la crise, intègrent déjà la thèse d’une récession américaine, ce qui limite leur potentiel d’écartement. Cela n’est pas encore le cas des dettes risquées. Nous jouons les entreprises générant de solides cash-flows (télécoms, services aux collectivités) et évitons les secteurs liés à la consommation. Les dettes bancaires subordonnées et les leveraged loans offrent aussi de la valeur.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
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Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
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Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney