L’Etat entame avec Engie son programme de cessions
Après l’amertume provoquée par la manière dont elle avait mené la précédente cession d’actions Engie en tout début d’année, l’Agence des participations de l’Etat (APE) s’est rattrapée hier. Elle a annoncé la cession de 111 millions de titres du groupe énergétique, soit 4,56% du capital, pour environ 1,53 milliard d’euros.
L’opération a été réalisée au prix de 13,80 euros par action, soit une décote de 1,25% par rapport au cours de clôture d’Engie hier à Paris. L’Etat s’en tire bien mieux qu’en janvier, lorsque, faute notamment d’avoir fait jouer la concurrence entre banques pour le placement, elle avait dû concéder une décote de plus de 4,4% (à 11,40 euros) pour un bloc de 100 millions de titres Engie. Depuis son niveau plancher historique atteint en novembre 2016 à 11,22 euros, l’action s’est redressée de 24,6%. Elle s’est adjugé 16% depuis le début de l’année. «Cette cession de titres s’est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros», a commenté le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.
La transaction se décompose en deux placements concomitants, réalisés au même prix : un premier bloc de 99,9 millions de titres (soit 4,1% du capital) auprès d’investisseurs institutionnels et un second de 11,1 millions de titres auprès d’Engie lui-même. Le groupe précise de son côté que les actions acquises «seront affectées aux opérations d'épargne salariale prévues par le groupe pour associer autant que possible les salariés à la transformation du groupe, ce qui permettra également de limiter la dilution liée à ces opérations». «Le produit de cette opération permettra d’alimenter le fonds pour l’innovation, voulu par le président de la République, dès que celui-ci sera constitué», précise Bruno Le Maire dans un communiqué.
La participation de l’Etat est ainsi réduite à 24,1% du capital du groupe énergétique et à 27,6% des droits de vote. L’APE précise dans son communiqué que ce niveau a été «calibré pour permettre une détention de plus du tiers des droits de vote à l’issue du délai prévu par l’article 7 de la loi [...] du 29 mars 2014 visant à reconquérir l'économie réelle», dite «loi Florange», qui instaure les droits de vote doubles pour l’Etat.
Le ministre de l’Economie avait annoncé en juillet des cessions de participations de l’Etat de l’ordre de 10 milliards d’euros. Il a ajouté samedi dernier qu’il annoncerait dans «quelques semaines» la privatisation de certaines entreprises.
Plus d'articles du même thème
-
Le fonds de pension de BT perd 300 millions de livres dans Thames Water
Le BT Pension Scheme, régime de retraite britannique à prestations définies en phase d'extinction avec 31 milliards de livres d'actifs sous gestion, a confirmé le 22 juin une perte liée à son investissement dans le gestionnaire de réseaux d'eau en difficulté. -
Le Conseil européen approuve SFDR 2.0 avec quelques amendements
Les Etats membres de l'Union européenne ont validé les trois nouvelles catégories qui remplaceront à terme les articles 6, 8 et 9 de la première version du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation. -
Le New Jersey lance un appel d’offres en capital-investissement
Le fonds de pension des fonctionnaires du New Jersey vient de publier un appel d’offres pour gérer trois fonds de capital-investissement.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
Contenu de nos partenaires
-
Tri sélectifViolences sexuelles : pourquoi « la loi intégrale » ne sera pas intégrale
Sous pression depuis l’affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un texte pour octobre -
AdaptationCanicule : comment Keolis cherche à « s'inspirer du réseau ferré de Boston »
Les réseaux de transports français n'ont pas été conçus pour les événements climatiques extrêmes qui deviennent une nouvelle normalité. Cela n'empêche pas de les prévoir et de limiter la casse -
Affaire Lyhanna : l’enquête qui vise Jérôme Barella élargie aux qualifications de meurtre et de viol sur mineur
Selon le parquet d’Agen, qui s’exprimait mercredi 24 juin, l’autopsie n’a pas été en mesure de déterminer « avec certitude » la cause de la mort de la jeune fille de 11 ans. Des examens complémentaires sont en cours